Congo-Kinshasa: Frais académiques - Fasthi calme la tension à l'ESU

6 Janvier 2020

Le Chef de l'Etat, Félix Antoine Tshisekedi, a reçu, le samedi 04 janvier 2020 dans son cabinet de travail, à la Cité de l'Union Africaine, une délégation d'étudiants de l'IBTP (Institut des Bâtiments et Travaux Publics), venue lui remettre, au nom de l'ensemble des étudiants des universités et instituts supérieurs officiels du pays, un mémorandum dénonçant des taux exorbitants des frais académiques fixés récemment dans plusieurs établissements. Selon la grille présentée au Président de la République, ces taux varient de 450.000 francs à presque 500.000 Fc, 250à 300 dollars américains.

Selon les jeunes interlocuteurs du Chef de l'Etat, les taux fixés par le ministre de l'ESU dépassent les maigres ressources de leurs parents.

Après avoir écouté religieusement la délégation de l'IBTP, et pris acte de la pertinence de leurs revendications, Félix Antoine Tshisekedi a promis une large concertation avec le ministre de tutelle et les différentes parties prenantes pour un règlement apaisé de la question.

Les observateurs notent qu'à la suite du passage en force de plusieurs comités de gestion des universités et instituts supérieurs dans la fixation des frais académiques, la tension était en train de monter en force dans le secteur de l'enseignement supérieur et universitaire étatique, sur l'ensemble du pays.

La reprise des cours, ce lundi 5 janvier, paraissait hypothétique, au regard des mouvements de protestation qui s'annonçaient à Kinshasa comme provinces. Sans la promesse personnelle du Chef de l'Etat de rechercher un compromis dans la fixation des frais académiques, une implosion sociale était à craindre dans le secteur de l'ESU, avec les conséquences dommageables que l'on peut imaginer.

Hormis le dossier des frais académiques, le Président de la République a pris l'engagement d'instruire le gouvernement d'équiper progressivement les universités et instituts supérieurs en laboratoires, ateliers et autres bibliothèques indispensables à la formation des étudiants.

D'aucuns pensent que l'initiative de plusieurs comités de gestion des universités et instituts supérieurs publics de revoir sensiblement à la hausse les frais académiques serait dictée par la volonté d'installer un grave malaise dans le secteur de l'ESU et de placer le gouvernement dans une situation inconfortable. L'effet recherché serait sans doute la paralysie de l'enseignement de l'élite, avec comme corollaire des troubles sociaux dommageables pour la cohésion nationale.

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