Cameroun: Disponibilité des pièces de monnaie - Un léger mieux

Si pour certains, elles sont toujours aussi rares, d'autres commerçants et usagers observent que la situation s'améliore.

Dans sa caisse, une trentaine de pièces de 50 et de 100 F. Si ce mercredi matin il a une provision plus ou moins importante, ce n'est pas ainsi tous les jours. « Les pièces sont toujours aussi rares. On nous a quand même dit que d'ici le mois de mars, la situation va s'améliorer. Mais j'ai aussi été informée de ce que dans les pharmacies et supermarchés, c'est moins difficile, il y a les pièces. Elles sont même encore bien emballées », rapporte ce taximan rencontré entre la rue de l'aéroport et le carrefour Mvog-Atangana Mballa. Son collègue, Jean Kamga qui conduit le reporter du carrefour Mvog-Mbi vers la poste centrale, ne dément pas cette information.

Dans les marchés, les commerçants affirment que les pièces sont toujours aussi rares sauf que les clients étant désormais informés de cette situation, ils s'arrangent à avoir leur monnaie lorsqu'ils viennent au marché. « Il y a deux ou trois mois, c'était vraiment difficile. Quelqu'un arrivait avec un billet pour faire des achats, on était incapables de rembourser. Même les autres commerçants ne voulaient pas vous aider pour ne pas être en rupture à leur tour. Même si la situation persiste un peu, les clients eux-mêmes sont assez vaccinés donc chacun cherche sa monnaie », témoigne un gérant d'un commerce général au marché Mvog-Mbi. Véronique n'a visiblement pas pris cette peine avant de se rendre au marché ce jour. Elle traîne ses achats en main depuis près d'une heure parce qu'il lui manque 150F pour acheter un sac de marché. «Vous remettez même 500 à quelqu'un, il n'a pas la monnaie», s'offusque-t-elle.

Dans les grandes surfaces, la situation est un peu moins difficile. « Au mois de décembre nous avons déposé une demande à la Banque des Etats de l'Afrique centrale (Beac) pour être approvisionné en pièces, ce qui a été fait. Donc pour le moment on réussit à s'en sortir même si la demande reste forte », témoigne Marie Ngo Minka, caissière dans une grande enseigne. Les caissiers d'une boulangerie très courue affirment également qu'il y a amélioration. « On nous donne les pièces même de 4000F le matin pour pouvoir rembourser. On essaie de remédier en remboursant des paquets de 5F ou de 10F aux clients mais il faut dire que la demande reste forte », témoigne un caissier. Ici la note prévenant les clients de préparer eux-mêmes leur monnaie reste tout de même affichée.

D'ailleurs une dame est tombée sous le coup de cette « pénurie ». C'est par téléphone qu'elle informe une personne qu'elle ne pourra finalement pas acheter tout ce qui était prévu, faute de monnaie. Cette situation pourrait définitivement être derrière les usagers au moment où la Beac injecte les pièces de monnaie sur le marché. Par contre ce qu'il faut aussi savoir c'est que l'effet ne sera pas vite perçu car la demande est visiblement grande.

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