Tunisie: La croissance du PIB sera de 2,2% en 2020, selon la BM

Tunis — La croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Tunisie atteindra 2,2% en 2020 et 2,6% en 2021 et 2022, selon les nouvelles prévisions de la Banque Mondiale (BM).

Ces taux seront réalisés grâce, notamment, aux réformes politique et à la résilience du tourisme, a précisé l"institution financière internationale dans son rapport:"Perspectives économiques mondiales : croissance lente, enjeux de politique générale" qui vient de paraître.

Cependant, la Banque Mondiale estime que la fragilité du secteur bancaire et le fort endettement entravent fortement la croissance dans les petits pays importateurs de pétrole (à l'instar de la Tunisie).

Dans des rapports précédents, la banque a prévu une croissance de l'économie

tunisienne de 3,4% en 2020 et de 3,6% en 2021.

Pour ce qui est des prévisions nationales, le projet du budget économique pour l'exercice 2020 table sur une croissance du PIB au prix constant, de 2,7%, alors que la croissance a atteint 1,1%, au cours des neuf premiers mois du 2019, d'après l'Institut National de la Statistique (INS).

MENA: Croissance prévue de 2,4% en 2020

Malgré l'accélération prévue, la croissance demeure, fragile ajoute la même source notant que des problèmes perdurent, dans certains pays, comme les forts taux de chômage chez les jeunes et les femmes et les taux de pauvreté élevés.

Selon la BM, les perspectives de croissance de la région, à moyen terme, dépendent de l'atténuation des conflits armées et de la maîtrise de leurs retombées régionales.

Tendance haussière fragile dans le monde

A l'échelle mondiale, la croissance de l'économie mondiale devrait s'établir à 2,5 % en 2020, en légère hausse par rapport à 2,4% réalisé en 2019, à la faveur du redressement progressif des investissements et des échanges commerciaux.

Dans les économies avancées, la croissance devrait retomber à 1,4 % en 2020, en partie en raison de la faiblesse persistante des activités manufacturières. Elle devrait en revanche s'accélérer dans les marchés émergents et les économies en développement, pour atteindre 4,1 %.

Evoquant la dette publique, la Banque Mondiale a mis en garde contre les risques de son gonflement, estimant, qu'elle peut rendre les pays vulnérables aux chocs extérieurs et limiter la capacité des gouvernements à contrer les ralentissements par des mesures de relance budgétaire. Elle est de nature aussi, "à freiner la croissance à long terme en évinçant des investissements privés qui améliorent la productivité", d'après l'institution de Bretton Woods .

Elle appelle, à cet égard, les pouvoirs publics à adopter une gestion saine et transparente de la dette afin de limiter les coûts d'emprunt, d'améliorer la soutenabilité de l'endettement et d'atténuer les risques budgétaires.

D'après la BM, "le rythme décevant de la croissance mondiale s'explique par le ralentissement généralisée de la croissance de la productivité au cours des dix dernières années", laquelle demeure, "essentielle à l'amélioration du niveau de vie et à la réalisation des objectifs de développement".

A ce titre, elle recommande de stimuler l'investissement privé et public et d'améliorer les compétences de la main de la main-d'œuvre afin de doper la productivité des entreprises. Il s'agit également de canaliser les ressources vers les secteurs les plus productifs, de redynamiser l'adoption technologique et l'innovation, et de promouvoir un environnement macroéconomique et institutionnel propice à la croissance.

Elle attire, en outre, l'attention sur le dangr que représente l'inflation notant que "le renforcement de l'indépendance et de la crédibilité des banques centrales, ainsi que la clarification des objectifs des autorités monétaires, sont essentiels pour préserver la stabilité des prix".

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