Sénégal: "Ño lank, Ño bañ" proteste de nouveau contre la hausse du prix de l'électricité

Dakar — Les militants du mouvement de contestation "Ño lank, Ño bañ" ont organisé une marche de protestation contre la hausse du prix de l'électricité et la "détention arbitraire" de Guy Marius Sagna et de sept autres personnes, a constaté l'APS, vendredi, à Dakar.

La manifestation, qui était autorisée par la préfecture de Dakar, s'est déroulée dans le calme. Partis vers 16 h 30 de la place de la Nation, dans le quartier de Colobane, les manifestants sont arrivés au carrefour situé près de la Radiodiffusion-Télévision sénégalaise, aux environs de 18 h.

De nombreuses personnes du troisième âge ont pris part à la manifestation du mouvement "Ño lank, Ño bañ", qui réunit plusieurs associations de la société civile dont "Y en a marre" et "Frapp France Dégage". Des leaders politiques, dont Barthélémy Dias, maire de la commune d'arrondissement de Mermoz/Sacrée-Cœur, y ont également participé.

M. Dias a invité "les Sénégalais à refuser de payer leur facture d'électricité, même s'il faut vivre dans le noir (sans électricité), pour protester contre cette mesure injuste".

Les manifestants ont dénoncé aussi l'emprisonnement de l'activiste Guy Marius Sagna, leader du mouvement "Frapp France Dégage", et de sept autres personnes.

Ils ont été arrêtés le 29 novembre dernier, lors d'une manifestation contre la hausse des prix de l'électricité, devant le palais de la République.

Sur des pancartes brandies par les manifestants, on pouvait lire : "Passons aux énergie renouvelables", "Douniouko nangou" (Nous ne céderons pas), etc.

Des manifestants ont pris la parole pour déplorer l'arrestation de M. Sagna et de ses codétenus, arguant qu'ils ont exercé leur droit à la manifestation publique. "Ils ne faisaient qu'exercer un droit constitutionnel", a déclaré un manifestant.

"Nous savons que, par moments, les prix de certains produits de consommation peuvent connaître des hausses. Mais dans ce cas précis, nous estimons que c'est une hausse injustifiée, une hausse dont la finalité est de soutirer de l'argent aux citoyens", a soutenu Amadou Guèye, l'un des porte-parole de "Ño lank, Ño bañ".

Aliou Sané, le coordonnateur du mouvement "Y'en a marre", affirme que le gouvernement "n'a d'autre choix que de reculer, devant ce refus spontané et citoyen".

Une hausse du prix de l'électricité est entrée en vigueur depuis le 1er décembre dernier.

Elle va permettre à la Société nationale d'électricité de combler un gap financier de 12 milliards 191 millions de francs CFA, selon son directeur général, Pape Demba Bitèye.

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