Congo-Brazzaville: Catastrophes naturelles - Mathias Dzon déplore l'inaction du gouvernement

Le président de l'Alliance pour la République et la démocratie (ARD) a, lors de sa rentrée politique le 11 janvier à Brazzaville, évoqué la situation des personnes sans abri à travers le pays. Sans toutefois proposer de solutions, il condamne l'attitude « démissionnaire » des autorités face aux victimes des catastrophes naturelles.

Mathias Dzon a fait le tour d'horizon de la situation nationale qu'il juge tragique. Il s'est notamment appesanti sur le sort des personnes sans-abri à Brazzaville et à l'intérieur du pays du fait des dérèglements climatiques. « Les populations riveraines qui ont tout perdu crient leur détresse et appellent désespérément le gouvernement au secours. Il y a beaucoup de sinistrés à cause de la mauvaise gouvernance du pays. Dans ce pays, il n'y a aucun aménagement des quartiers, on loge les gens, ils construisent ici et là mais aucun aménagement ne suit. Maintenant, les pluies arrivent, des quartiers entiers sont détruits, les routes sont complètement détruites, le gouvernement ne fait rien », a-t-il critiqué.

Parlant de la situation économique du pays, Mathias Dzon estime que le budget de l'Etat, exercice 2020 n'a pas pris en compte les catastrophes naturelles.

Quant à la proposition du chef de file de l'opposition politique congolaise, Pascal Tsaty-Mabiala, consistant à la prolongation du mandat du président de la République jusqu'en 2023, l'ARD pense qu'il s'agit d'une demande catastrophique. Pour Mathias Dzon, la solution à la crise qui traverse actuellement le Congo n'est ni dans l'organisation d'un nouveau simulacre de dialogue dans le cadre du Conseil national du dialogue, ni dans l'organisation d'une élection présidentielle en 2021.

« Pendant que le pouvoir actuel n'arrive pas à diriger le pays qui sombre dans la crise, il propose voir se prolonger le mandat du président Denis Sassou N'Guesso jusqu'en 2023. Il demande cela parce que ses propres intérêts sont en jeu. Voilà le mal des Congolais, on ne pense toujours qu'à soi-même alors que l'homme n'a de sens que lorsqu'il pense à lui et aux autres », a-t-il condamné.

Interrogé sur l'éventualité de sa candidature au prochain scrutin présidentiel, il a répondu que pour y penser, il faut d'abord régler le problème de la gouvernance électorale et aller au dialogue national inclusif. Un dialogue qu'il souhaite différent du « monologue que propose le pouvoir dans le cadre du Conseil national du dialogue et de sa sœur jumelle que propose Tsaty-Mabiala, qui n'est rien d'autre que la perpétuation du pouvoir actuel et de sa gouvernance calamiteuse ».

L'ARD a, enfin, appelé le président de la République à bien vouloir convoquer un dialogue national inclusif sans délai. « Ce dialogue ouvrira la voie à un Congo réconcilié avec lui-même, uni, paisible, solidaire et véritablement démocratique. »

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