Afrique: Représentation au niveau du Conseil de sécurité de l'ONU - Le continent exige son droit de véto

13 Janvier 2020

La 8ème Session ministérielle du Comité des dix Chefs d'Etats et de Gouvernements de l'Union africaine (C-10) sur la réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies est prévu ce jour à Dakar. En prélude à ce conclave, la capitale sénégalaise a accueilli hier, dimanche 12 janvier, une réunion préparatoire des hauts fonctionnaires, ambassadeurs et représentants permanents accrédités à Addis-Abeba et à New York, organisée par la Sierra Leone. A cette occasion, les pays africains ont fait part de leur revendication qui consiste à avoir deux sièges de membres permanents bénéficiant de tous les privilèges et attributs qui s'attachent à ce statut, y compris le droit de véto, et deux sièges non permanents supplémentaires, au Conseil de sécurité des Nations Unies.

L'Afrique hausse enfin le ton ! Les pays africains exigent deux sièges permanents, avec droit de véto, et deux autres non permanents au Conseil de Sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU). Ils l'ont fait savoir hier, dimanche 12 janvier à Dakar, à l'occasion de la réunion préparatoire des hauts fonctionnaires, des ministres des Affaires étrangères, des ambassadeurs et représentants permanents accrédités à Addis-Abeba et à New York. La rencontre s'est tenue en prélude de la 8ème réunion ministérielle du Comité des dix Chefs d'Etats et de Gouvernements de l'Union africaine (C-10) sur la réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies, organisée par la République de Sierra Leone, qui aura lieu ce lundi 13 janvier.

«Aujourd'hui, alors que le multilatéralisme est mis à rude épreuve, il est temps que l'Organisation des Nations Unies, en particulier son organe chargé d'assurer la paix et la sécurité internationale, fasse sa mue pour mieux refléter les défis actuels et incarner les aspirations de la communauté internationale à une gouvernance mondiale plus inclusive, plus équitable et donc plus efficace. Et, dans ce contexte, ce serait justice de doter l'Afrique, seul continent ne disposant de sièges permanents au sein du Conseil de Sécurité, d'une telle présence au sein de cet auguste organe», a déclaré le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, Amadou Bâ.

Selon le chef de la diplomatie sénégalaise qui a présidé la rencontre, cette position africaine résulte du fait que la plupart des questions traitées par le Conseil de Sécurité concernent l'Afrique. «Ces questions doivent être traitées avec la présence de l'Afrique. Et c'est pour cela que nous exigeons un élargissement du Conseil de Sécurité, avec des membres permanents qui vont avoir le droit de véto comme aujourd'hui les puissances qui étaient victorieuses de la seconde guerre mondiale (1939-1945, Ndlr)», a laissé entendre Amadou Ba. En effet, les pays africains considèrent l'absence de l'Afrique au Conseil de Sécurité de l'ONU comme étant une «injustice». «Cette injustice ne pourra être réparée que par la prise en compte claire et sans équivoque de la position commune africaine issue du consensus d'Ezulwini et de la déclaration de Syrte», a expliqué Amadou Bâ.

Prenant la parole, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République de Sierra Leone, Nabeela Tunis, a fait savoir que, «les experts vont discuter pour que l'on puisse préserver cette position commune». Les pays africains continueront ainsi de travailler pour que leur position soit reconnue au niveau du Conseil de Sécurité de l'ONU. Ils vont porter cette position à la réunion de l'Union Africaine (UA) qui aura lieu le mois prochain, à Addis-Abeba.

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