Ile Maurice: Consommation - Le prix des légumes ne cessera d'augmenter

Avec 50 % de la production détruite, il y a peu d'espoir de trouver des légumes à des prix raisonnables avant longtemps. L'association se plaint du retard apporté par les autorités à prendre des décisions.

Un pâtisson à Rs 100, un chou-fleur à Rs 125... Le calvaire des légumes chers continue et n'est pas près de prendre fin. Le chou-fleur, la courgette et le pâtisson locaux ont presque disparu du marché. Les fines herbes, telles que cotomili, thym et menthe, entre autres, prendront du temps pour refaire surface sur le marché.«Nous récoltons le maximum de légumes et de fines herbes que nous pouvons. Les herbes sauvages envahissent rapidement les plantes potagères et vont bientôt les dépasser. Ces dernières doivent lutter pour subsister», expliquent les planteurs.Pour les prochaines fêtes de Cavadee et de Maha Shivaratree, le cabinet a pris note qu'environ 10 000 noix de coco et 55 000 citrons seront importés. Dans le même souffle, le Marketing Board va importer des carottes, choux et haricots afin de faire face à la pénurie.

Production de 4 000 tonnes

Toutefois, ces légumes ne sont pas accessibles à tous en raison de leur prix. Par ailleurs, le secrétaire de l'Association des petits planteurs, Kreepalloo Sunghoon, estime que «le gouvernement prend trop de temps pour décider et mettre en oeuvre des stratégies pour relancer le secteur. Le temps perdu aggravera la situation et coûtera très cher aux consommateurs. La semaine prochaine, ils devront augmenter leur budget de légumes d'au moins 15 %».L'association a réclamé, dans une lettre au ministre de l'Agro-industrie et au Premier ministre, un replantation scheme à un taux de zéro pour cent d'intérêt de la Development Bank of Mauritius, une aide financière aux petits planteurs pour un minimum de deux mois, une assistance technique et logistique pour redémarrer la plantation.

Son secrétaire soutient qu'il n'y a eu aucun retour hormis le fait que les planteurs éligibles ayant subi des pertes de récoltes seraient indemnisés après une évaluation. «Ce qui n'est pas une nouvelle décision. La situation va empirer si des mesures immédiates ne sont pas prises en faveur des planteurs», souligne-t-il. En fait, seuls 360 planteurs sont couverts par le Crop Loss Compensation Scheme.Malgré la hausse du prix des légumes, Kreepalloo Sunghoon conseille aux consommateurs de ne pas faire de stock de légumes car ceux-ci, ayant fait face au mauvais temps, se gâteront vite. Normalement, la production des légumes est de 10 000 tonnes par mois. Mais à partir de cette semaine, elle tombera à environ 4 000 tonnes, ayant baissé par plus de 50 %. Par contre, au niveau des aubergines, «lalos» et «bredes », il n'y a pas de quoi s'inquiéter pour le moment, fait-il ressortir.Par ailleurs, il est déconseillé d'acheter des cucurbitacées tels que concombres, courgettes et calebasses car ces légumes produisent des toxines pour se protéger des maladies et de certains types d'insectes. Celles-ci sont nocives pour la santé humaine, nous explique un officier du Food and Agricultural Research and Extension Institute.

Plus de: L'Express

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