Congo-Kinshasa: Fonction publique - L'application de l'impôt professionnel sur les rémunérations fait jaser

Les agents et cadres prestant au sein de l'administration publique sollicitent la suppression pure et simple de la retenue sur salaire de 15% au titre de l'impôt professionnel sur les rémunérations (IPR) à compter de ce mois de janvier. Une revendication à laquelle le gouvernement semble ne pas accorder un grand intérêt.

Un malaise couve au sein de l'administration publique. L'IPR auquel sont astreints les fonctionnaires de l'Etat serait à la base de la grogne qui s'observe depuis quelque temps à la Fonction publique. Ce régime fiscal, quoique déjà adopté au Parlement et figurant dans la loi des finances 2020, n'est pas du goût des fonctionnaires qui le juge excessif et inopportun. Toutes ou presque les catégories socioprofessionnelles émargeant du budget de l'Etat (magistrats, médecins, professeurs etc) - excepté les policiers et les militaires - boudent l'application de l'IPR sur leur maigre salaire. L'Intersyndicale de la Fonction publique était montée au créneau la semaine dernière pour interpeller le gouvernement au sujet de cette revendication, sans succès.

Depuis le vendredi 10 janvier, l'ultimatum lancé au gouvernement par les représentants des travailleurs prestant au sein de l'administration a expiré sans que l'Exécutif national n'apporte un brin de solution à leur principale revendication, à savoir la suppression pure et simple de la retenue sur salaire de quinze pour cent au titre de l'IPR, à compter de ce mois de janvier. Face à ce qu'ils considèrent comme un mépris, ou mieux une indifférence de la part du gouvernement, l'Intersyndicale de la Fonction publique a promis de renforcer la pression dans l'espoir d'obtenir gain de cause.

Il est, d'ores et déjà, annoncé une grève illimitée à partir de ce mardi 14 janvier. Agents et fonctionnaires de l'administration publique sont tenus de se rencontrer désormais à la Place Golgotha » (esplanade du ministère de la Fonction publique situé dans la Gombe) pour manifester pacifiquement et ce, tous les jours, jusqu'à ce que le gouvernement ait accédé à la requête de l'Intersyndicale. Magistrats, médecins, professeurs d'université et toutes les autres catégories socioprofessionnelles émargeant du budget de l'Etat soutiennent l'initiative et entendent aller jusqu'au bout de leur logique contestataire.

Cependant, à la Direction générale des impôts (DGI), la quiétude reste de mise. Les assignations relatives à l'IPR étant déjà couchées dans la loi de Finances 2020, leur application ne pourrait souffrir d'aucune opposition, fait-on savoir. Dossier à suivre.

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