Afrique: Macky Sall, président de la République - «La réforme du conseil de sécurité des Nations Unies est fondamentale»

14 Janvier 2020

Il est d'une impérieuse nécessité que le Conseil de sécurité des Nations Unies (Onu) soit réformé. C'est la conviction du chef de l'Etat, Macky Sall, qui a présidé hier, lundi 13 janvier, la réunion ministérielle du Comité des 10 chefs d'Etat et de gouvernement (C-10) de l'Union africaine (Ua) sur la réforme du Conseil de sécurité de l'Onu, ouverte à Dakar depuis avant-hier, dimanche 12 janvier.

Pour étayer son propos, il note que l'Afrique compte le plus d'adhérents au Conseil de sécurité de l'Onu, avec 54 Etats membres. Et une représentation plus équitable au Conseil donnerait au continent plus d'autorité et de légitimité dans la gestion du système de sécurité collective, car «les questions africaines occupent l'essentiel de l'agenda du Conseil de sécurité».

La réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies (Onu) est importante et est même fondamentale, juge le président de la République, Macky Sall, qui a présidé hier, lundi 13 janvier, la réunion ministérielle du Comité des 10 chefs d'Etat et de gouvernement (C-10) de l'Union africaine (Ua) sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies (Onu).

Pour le chef de l'Etat, il est d'une constante majeure la position africaine commune par laquelle, l'Afrique réclame deux sièges de membres permanents, avec droit de véto, et deux additionnels non permanents pour toute nouvelle configuration du Conseil de sécurité. Pour lui, «Il n'est pas superflu de revenir sur la légitimité de cette revendication».

Le président Macky Sall fonde sa position sur le fait que «l'Afrique compte le plus grand membre d'adhérents au Conseil de sécurité de l'Onu, avec 54 Etats membres. De plus, les questions africaines occupent l'essentiel de l'agenda du Conseil de sécurité». Or, estime-t-il, «on ne peut pas régler les problèmes des Africains sans les Africains». Cette incapacité est démontrée avec aisance, dit-il, par la situation en Libye ; avant d'ajouter que c'est pourquoi «l'Union africaine n'a de cesse de réclamé la nomination d'un Envoyé spécial conjoint de l'Onu et l'Union africaine pour aider au règlement de la crise».

Par ailleurs, trouve Macky Sall, «une représentation plus équitable au Conseil donnerait à l'Afrique un surplus d'autorité et de légitimité en tant que garant du système de sécurité collective. En définitive, estime-t-il, «il est donc juste et légitime de rendre le Conseil de sécurité de l'Onu plus inclusif dans sa composition et plus démocratique dans son fonctionnement, pour une meilleure gouvernance mondiale».

Selon le président de la République, les enjeux sont de taille, mais l'Afrique devra éviter toute initiative ou démarche qui vise à fragiliser le groupe africain. Mieux, ajoute-t-il, « il est important que le groupe continue d'insister sur la nécessité de préserver l'inclusion et la transparence dans le processus de négociation au sein du groupe de travail de l'Assemblée des Nations Unies».

Selon toujours, le président de la République, il est aussi «juste qu'en cas de réforme, l'Afrique réclame un statut unique pour tous les membres permanents». Ceci reviendra à ce que «les nouveaux membres permanents soient investis des mêmes prérogatives que les anciens, notamment en ce qui concerne le droit de véto». C'est seulement en procédant de la sorte, qu'on peut éviter un déséquilibre. «L'approche intermédiaire dite transitoire conduira à une approche hybride du Conseil entre membres permanents dotés du droit de véto et membres permanents sans droit de véto et membre non permanents dépourvus de ce droit. Ceci donnerait une image désordonnée du Conseil».

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