Cameroun: Double scrutin du 9 février - L'encadrement sécuritaire sera optimal

A l'ouverture de la première conférence semestrielle des gouverneurs de régions hier à Yaoundé, le ministre de l'Administration territoriale a rappelé cette prescription du chef de l'Etat.

La sécurisation du double scrutin du 9 février prochain est le sujet majeur de la première conférence semestrielle des gouverneurs de régions, ouverte hier à Yaoundé. Sur instructions du chef de l'Etat, le ministre de l'Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji, a souligné que cet-il aspect engage les autorités administratives durant tout le processus. Ainsi, l'encadrement sécuritaire optimal de ces élections qui devront se tenir sur toute l'étendue du territoire est prioritaire.

En clair, selon Paul Atanga Nji et à la lumière des directives du chef de l'Etat, les élections législatives et municipales auront lieu dans les 10 régions, 58 départements et 360 communes du pays. La cérémonie d'ouverture s'est déroulée en présence du secrétaire d'Etat à la Défense chargé de la gendarmerie nationale, Galax Etoga, et du délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguélé. Ces derniers, au cours du huis clos qui a suivi, ont fait un exposé sur la situation sécuritaire à travers le triangle national. Et comme l'a souligné le Minat dans son discours d'ouverture, « les gouverneurs et les forces de défense et de sécurité feront leur travail de sécurisation du processus électoral dans les 10 régions en général et plus particulièrement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ».

A cet effet, un dispositif sécuritaire « spécial et conséquent » sera déployé dans les deux régions en proie à l'instabilité, avant, pendant et après le double scrutin du 9 février. Un déploiement déjà effectif, et qui obéit à l'engagement pris par le président de la République, lors de son message à la nation le 31 décembre 2019. Paul Biya déclarait alors que « des dispositions sécuritaires ont été prises pour que, sur toute l'étendue du territoire, tous nos concitoyens puissent exercer leur droit de vote.

Si cela s'avère nécessaire, elles seront davantage renforcées ». Sur un autre plan, le Minat est revenu sur l'actualité générale autour de ce rendez-vous du 9 février prochain. Il s'agit notamment de l'appel au boycott lancé et amplifié par certains acteurs politiques. Pour Paul Atanga Nji, les élections consolident le processus démocratique et l'Etat de droit. « Boycotter une élection, c'est lutter contre le développement ; prêcher le boycott des élections, c'est afficher un comportement anticonstitutionnel et antirépublicain », a-t-il rappelé.

Si les pouvoirs publics respectent néanmoins la liberté de participer ou pas à une élection, ils dénoncent cependant toute tentative visant à empêcher les autres citoyens d'exercer leur droit de vote. « Face à de tels comportements rétrogrades et obscurantistes, les muscles de l'Etat se mettront en branle. Et toute velléité de désordre venant de quiconque, indépendamment de son statut social, sera traitée avec fermeté et conformément aux lois de la République », a martelé Paul Atanga Nji. Les travaux s'achèvent ce jour.

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