Sénégal: Transition agro-écologique au Sénégal - Plaidoyer pour un meilleur systéme de production

14 Janvier 2020

La sécheresse, les changements climatiques, l'utilisation abusive des produits agro-chimiques et tout le modèle de production associé ainsi que la surexploitation des ressources naturelles font que le Sénégal et d'autres pays sahariens sont dans l'obligation de mettre en œuvre des alternatives pour la sécurisation des générations futures, en ayant recours, entre autres, à l'agroécologie.

Des organisations paysannes, des ONG, des instituts de recherche, qui ont pris conscience du danger de la sécheresse, des changements climatiques, de l'utilisation abusive des produits agro-chimiques, tentent de mettre en place des alternatives en vue d'aller vers une souveraineté alimentaire.

Pour Oumar Ba, membre de Dynamique sur la Transition Agroécologique au Sénégal (DYTAES), qui s'exprimait lors d'un atelier tenu hier, lundi, à Dakar, cette alternative n'est autre que l'agro-écologie. Il s'agit de «laisser un mode de production qui détruit les ressources naturelles, détruit le sol, conduit à l'insécurité alimentaire avec des rendements très faibles, pour un système de production qui est fondé autour de l'usage de produits naturels, de l'engrais organique, des bioproduits qui ont la spécificité de pouvoir nourrir le sol de manière durable et de restaurer tout ce que nous avons vraiment perdu en terme de biodiversité».Selon Oumar Ba, c'est la déclaration de campagne du chef de l'Etat qui, après avoir été installé, a promis de faire du quatrième axe de son programme la transition agro-écologique, qui a créé un déclic. Et c'est ce «déclic-là qui sera à l'origine de la naissance de la DYTAES qui regroupe maintenant beaucoup d'organisations qui travaillent dans l'agroécologie», explique-t-il.

Pour Amadou Kanouté de la CICODEV, les enjeux sont nombreux et c'est urgent d'aller vers l'agro-écologie. «Si les températures continuent à augmenter de trois (3) pour cent, d'ici 2050, la production alimentaire va baisser de quarante (40) pourcent, la population mondiale va augmenter de cinquante (50) pour cent. C'est ça l'enjeu. C'est pourquoi il est urgent d'aller vers la transition agroécologique. On ne peut avoir un monde où la population augmente pendant que la nourriture baisse, la crise est là». Il ajoute aussi que «l'agroécologie est la voie pour créer des emplois».La DYTAES va organiser la 3ème édition des Journées de l'agro-écologie, les 30 et 31 janvier 2020, avec comme thème «Transition agro-écologique : une dynamique multi acteurs pour l'émergence, la souveraineté alimentaire et le développement durable au Sénégal».

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