Afrique: Conseil de sécurité - L'Afrique veut être mieux représentée

Photo: ONU/Rick Bajornas
Le Conseil de sécurité de l’ONU

Les pays africains ont réclamé deux sièges permanents avec droit de veto et deux sièges non permanents supplémentaires, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du « C10 » sur la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU.

Cette position a été réaffirmée, le 13 janvier, au Sénégal, au cours de cette réunion du « C10 », le Comité des dix chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine. « Une urgence légitime », selon le président sénégalais Macky Sall. Pour Cessouma Minata Samate, commissaire aux affaires politiques de l'Union africaine, il s'agit de « réparer une injustice historique » car, estime-t-il, « le continent africain a le plus souffert de cette injustice du système depuis la création de l'Organisation des Nations unies en 1945, alors que la majorité des États africains était encore sous le joug de la colonisation .»

Selon le Comité, le monde a changé, le Conseil de sécurité doit s'adapter. « Aujourd'hui, l'Afrique compte le plus grand nombre d'adhérents aux Nations unies, avec cinquante-quatre États membres. De plus, les questions africaines occupent l'essentiel de l'agenda du Conseil de sécurité. Or, on ne peut pas régler les problèmes africains sans les Africains », a soutenu le président sénégalais qui souligne une question « fondamentale.» Et pour un Conseil de sécurité plus « inclusif et plus démocratique », a insisté Macky Sall, l'Afrique doit être « unie » et « solidaire ». Cette position, consolidée à Dakar, sera rappelée au sommet de l'Union africaine d'Addis-Abeba, le mois prochain.

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