Sénégal: Une fillette de 4 ans retrouvée morte égorgée à Kantene - Trois suspects arrêtés par la gendarmerie

15 Janvier 2020

Retrouvée morte dans des conditions atroces, puisque «égorgée», la fillette Maimouna Barry, âgée de 4 ans, a été kidnappée chez elle-même la veille aux environs de 18h30 par des individus.

Des recherches entreprises par ses parents, en vain, le corps sans vie de l'enfant gisant dans une mare de sang sera découvert par sa mère le mardi matin à côté de la maison.

Créant stupeur, tristesse et consternation des parents de la victime et des voisins qui ont assisté à l'arrestation de suspects par les gendarmes arrivés sur les lieux. Qui a tué la petite Maimouna ? Et pourquoi ? L'enquête ouverte par la Gendarmerie permettra d'élucider ce crime dans cette zone de Kanténe nichée au fond de la forêt.

Le corps sans vie d'une fillette de 4 ans, répondant au nom de Maimouna Barry, a été retrouvé à côté de son domicile, dans des conditions atroces ; ce qui n'a pas laissé indiffèrent le voisinage et la famille de la victime plongée dans la tristesse, hier mardi matin à Kantène, à la lisière de Ziguinchor, dans la forêt.

La Gendarmerie déployée sur les lieux du drame, quelques heures après, a mis la main sur trois suspects aussitôt arrêtés et placés en garde à vue.

Le récit glaçant et poignant d'une des sœurs de la victime a permis d'avoir une idée sur le film de de ce kidnapping suivi de meurtre qui a ému plus d'un, hier mardi à Kantène, localité de la commune de Niaguis située à la lisière de Ziguinchor et plongé dans la forêt.

«Nous étions devant la maison, lorsqu'un individu est venu nous demander de l'eau à boire. Lorsque je lui ai donné l'eau, il l'a versé par terre, avant d'attraper ma petite sœur et l'amener avec lui.

C'est alors que nous sommes allés alerter le voisinage qui ne comprenait pas notre langue maternelle. Nous avons pleuré jusqu'au retour de maman qui était partie au jardin arroser» ses plants, témoigne R. B, âgée à peine de 7 ans.

Des témoignages corroborés par Cheikh Omar Diédhiou, la quarantaine, un voisin qui déclare que c'est le mardi matin qu'ils ont fait la découverte macabre.

«C'est sa maman qui a découvert ce matin (hier mardi, ndlr) le corps sans vie ensanglanté de sa fille, juste à cote des toilettes de fortune érigées à côté de la maison», retrace M. Diédhiou qui avait du mal à revenir sur les conditions dans lesquelles le corps de l'enfant a été retrouvé. Une fillette «égorgée» par ses bourreaux dont on ignore encore l'identité.

Arrivés sur les lieux, les gendarmes qui ont suivi les traces des «meurtriers» ont fait quelques mètres avant de retrouver trois individus dont les signes sont plus que suspects.

Ces personnes retrouvées en possession d'un bidon tacheté de sang, tout comme le couteau que détenait une d'entre elles et des taches de sang sur le tee-shirt que portait l'autre.

Tous ces individus ont été embarqués par les hommes en bleu en direction de la Brigade de Gendarmerie de Ziguinchor, pour enquête. Des individus d'autant plus suspects que les frères et sœurs de la victime ont aussitôt fui en voyant ces personnes.

Sur place, la tristesse et la consternation des habitants de cette zones perdue dans la forêt, avec ces arbres fruitiers et des anacardiers qui freinent presque tout mouvement de véhicule dans cette contrée nichée au fond de la forêt, à 3 km de la route qui mène vers la frontière entre le Sénégal et la Guinée-Bissau. Une zone de Kantène source de polémique entre les planteurs peulh et les autochtones qui revendiquent leurs terres.

Le pire a été évité il y a quelques mois, lorsque des populations de Mandina Mancagne, qui revendiquent ces terres qui appartiendraient à leurs ancêtres, accusaient les planteurs et agriculteurs d'accaparer leurs terres.

Un drame qui suscite moult interrogations sur l'insécurité qui règne dans la zone. Et les populations de la contrée réclament d'ailleurs plus de sécurité pour leur quiétude.

En attendant d'élucider ce meurtre de la fillette qui défraie la chronique à Ziguinchor et ses environs, la famille Barry de Kantène est plongée dans la tristesse et le désarroi.

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