Congo-Kinshasa: Goma - La Mairie autorise la marche de l'opposition

Prévue pour le vendredi 17 janvier 2020 à Goma, cette marche dite « pacifique » qui sera organisée à l'initiative des militants du parti politique de l'opposition « Engagement pour la citoyenneté et le développement » (Ecidé), a reçu, ce mercredi 15 janvier 2020, l'autorisation de l'autorité urbaine à travers une correspondance adressée au Député National Jean-Baptiste Kasekwa, secrétaire exécutif provincial de l'Ecidé au Nord-Kivu.

Dans cette Correspondance qui met fin aux rumeurs qui circulaient dans la ville faisant état d'une quelconque non autorisation de la tenue de cette activité, Timothée Muissa Kense, le maire de Goma spécifie également qu'il recommande aux services de sécurité et d'ordre d'encadrer les militants qui vont prendre d'assaut les artères de la ville de Goma ce vendredi.

Motif de la marche à Goma

Selon Jean-Baptiste Kasekwa, cette marche va se tenir à Goma sous le signe d'interpellation des multinationales qui seraient les parrains du plan de la balkanisation de l'Est de la République Démocratique du Congo dans sa partie Est, avec comme des commissionnaires les pays voisins à la province du Nord-Kivu.

« Nous allons demander par l'occasion, à ces multinationales d'abandonner ce mauvais plan et aux politiques complices sur le plan national de renoncer à des clauses qui ont comme objectif de vendre le pays car la population en a assez« , note Jean-Baptiste Kasekwa.

Vigilance tous azimuts

Il ajoute par ailleurs que plusieurs autres provinces de l'Est sont ciblées dans ce plan et les dénonciations se font entendre partout au pays.

« Les chefs coutumiers de la province du Tanganyika à travers une lettre ont dit qu'ils sont témoins des mouvements suspects des personnes venant des pays voisins dont l'identité reste inconnue. Une situation similaire observée à Fizi dans les hauts plateaux de Minembwe au Sud-Kivu, et aussi en province de l'Ituri. Au Nord-Kivu, c'est tous les jours que cela est vécu à Masisi, Beni, Nyiragongo. c'est pourquoi nous voulons marcher pacifiquement pour dire non à la présence de ces inconnus sur le sol congolais » , souligne-t-il.

Les dessous des cartes

Selon cet élu de Goma, membre de la commission sécurité et Défense à l'Assemblée nationale de la RDC, le plan de Balkanisation vise essentiellement le contrôle des ressources minières du pays et que la nouvelle procédure de ces multinationales pour y arriver serait de causer des massacres dans les entités territoriales à l'Est de la RDC, ce qui conduirait au déplacement des populations autochtones vers d'autres milieux pour que ces inconnus non congolais récupèrent les terres congolaises.

« Aujourd'hui l'Ouganda attribue au Territoire de Beni d'être la terre d'origine de près d'un million de personnes qui sont dans des camps des réfugiés Ougandais alors que sur place à Beni personne ne reconnait la fuite de près d'un million de personnes pour l'ouganda. C'est juste l'une de stratégies des multinationales et de pays voisins de trouver un prétexte pour faire entrer des inconnus au Congo » renchérit Jean-Baptiste Kasekwa.

Date du 17 janvier, récupération politique ?

« En choisissant cette date , nous voulons plutôt pousser Felix Tshisekedi, l'actuel président à suivre le chemin de Mzee Kabila et de Lumumba qui ont dit non au plan de Balkanisation du pays. Qu'il se désolidarise de l'alliance avec le FCC » , conclut-il.

À Goma, les différentes couches de la société se mobilisent déjà en masse pour se joindre à cette cause initiée par le parti de Martin Fayulu pour dire non à la Balkanisation.

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