Ile Maurice: Accusé d'avoir tué son beau-fils, un homme de 79 ans attend sa sentence

Le 26 février. C'est la date à laquelle la magistrate Darshana Gayan, de la cour intermédiaire prononcera un verdict quant au procès intenté à Philippe François Baptiste, âgé de 79 ans, pour coups et blessures ayant entraîné la mort de son beau-fils, Jean Pascal Labavarde à Terre-Rouge.

Alors que les plaidoiries ont eu lieu en ce mercredi 15 janvier, la défense par le biais de Me Neelkanth Dulloo, a demandé la radiation de l'accusation, étant donné dit-il, qu'il n'y a aucune preuve concrète contre le vieil homme. Or, la poursuite, représentée par Me Yushra Nathire-Beebeejaun a dressé une chronologie des événements.

Les faits remontent au 1e février 2007 à Terre-Rouge, où une dispute familiale a éclaté entre Philippe François Baptiste et sa femme, qui coupait des légumes à l'aide d'un couteau. «Le jour du drame, l'accusé était ivre et avait eu une dispute avec sa femme, qui est également la maman de la victime. Alors qu'elle coupait des légumes dans sa cuisine, l'accusé avait arraché le couteau de sa main et l'avait blessée au visage. C'est en voyant les blessures de leur mère, que les trois enfants, parmi Jean Pascal Labavarde, se sont mis à la poursuite de l'accusé qui essayait de s'échapper» raconte l'avocate.

C'est à ce moment que le beau-fils du marchand aurait pris un bâton pour lui donner un coup à la tête. Alors que le vieil homme tenait toujours le couteau à la main, il aurait, pour l'effrayer, utilisé l'arme contre la victime, en l'agressant au cou. Le beau-fils a finalement succombé à ses blessures.

Or, l'accusé, qui a plaidé non-coupable en cour, avait affirmé à la police qu'il n'avait nullement l'intention de tuer le beau-fils et qu'il aurait agi pour se défendre. «Il avait été agressé par les enfants mais la manière dont il a agi est excessive et disproportionnée lorsqu'il a frappé la victime au cou à l'aide de l'arme blanche», poursuit Me Yushra Nathire-Beebeejaun.

Pour Me Neelkanth Dulloo, aucune enquête appropriée n'a été faite. «C'est vrai qu'il y a eu, deux témoins qui disent avoir vu l'accusé poignarder la victime mais ils n'ont rien dit en cour. D'ailleurs l'accusation n'avait pas été communiquée au moment de l'interrogatoire et arrestation de l'accusé.» Pour lui, la question de 'self-defense' ne se pose même pas vu que l'accusé a catégoriquement démenti les accusations contre lui en cour.

De ce fait, le septuagénaire devra revenir en cour d'ici un mois, pour connaître le jugement.

Plus de: L'Express

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