Centrafrique: Des Casques bleus protègent des centaines de personnes déplacées par des combats dans le sud-est

16 Janvier 2020

De nouveaux affrontements dans le sud-est de la République centrafricaine (RCA) ont contraint environ 400 personnes à trouver refuge dans une base de la Mission des Nations Unies dans le pays (MINUSCA).

Une semaine après les violences ayant occasionné deux morts et huit blessés, la situation est toutefois redevenue calme à Alindao malgré une tension persistante.

Des Casques bleus de la MINUSCA poursuivent leurs patrouilles dans cette ville de la préfecture de la Basse Kotto après les accrochages qui ont opposé jeudi dernier les forces armées centrafricaines et des membres d'un groupe armé associé à la coalition majoritairement musulmane de l'ex-Séléka. Ces derniers ont combattus des éléments principalement anti-balaka chrétiens, déstabilisant le pays depuis 2013.

« Deux membres des forces armées de la République centrafricaine sont morts dans les violences », a déclaré mercredi le porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, lors d'un point de presse à New York.

Le 9 janvier, 650 familles se sont temporairement réfugiées dans un hôpital tandis qu'au moins neuf personnes ont été blessées par des balles perdues.

Des dizaines de maisons ont été brûlées sur un site accueillant des personnes déplacées, a indiqué mardi le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

Selon une première évaluation d'OCHA, quelque 2.000 déplacés internes ont un besoin urgent de nourriture, d'abris et d'articles non alimentaires. Les travailleurs humanitaires mobilisent d'urgence des ressources pour répondre à leurs besoins.

M. Dujarric a déclaré que la MINUSCA s'apprête à envoyer à Alindao une équipe d'enquête composée de policiers et de spécialistes des droits de l'homme ainsi que des gardiens de prison.

Sécurisation du quartier PK5 à Bangui

Parallèlement, le porte-parole du Secrétaire général a fait le point sur les efforts visant à sécuriser le quartier majoritairement musulman de PK5 dans la capitale Bangui qui a été déclaré, le 31 décembre dernier, zone exempte d'armes.

« La Mission dit que les 13 bases des ex-groupes d'autodéfense ont maintenant été démantelées », a-t-il dit, ajoutant que « les Casques bleus des Nations Unies continuent de mener des patrouilles conjointes avec les Forces de sécurité intérieure de la République centrafricaine pour protéger les civils ».

« La sécurisation de PK5 se poursuit », a, pour sa part, souligné le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, lors d'une conférence de presse mercredi à Bangui, précisant que des armes et munitions ont été saisies lors de patrouilles.

Vendredi dernier, la mission onusienne a indiqué que 45 policiers, gendarmes et agents de police municipale ont pris fonction au commissariat de PK5.

La MINUSCA a également lancé une campagne de sensibilisation dans ce quartier de Bangui pour expliquer son travail auprès des communautés et protéger les civils.

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