Burkina Faso: Grèves perlées dans le secteur du transport - La pagaille a assez duré

16 Janvier 2020

Que se passe-t-il dans le secteur du transport ? Cette question, nombreux sont les Burkinabè qui se la posent au regard de ce qui se passe. Car, cela fait plus d'une année que je ne comprends plus rien, tant les mouvements d'humeur n'en finissent pas.

Je me rappelle encore la grève qui avait paralysé ledit secteur, en 2019 et qui, il faut le dire, avait provoqué beaucoup de désagréments. A l'époque, on nous avait laissé croire qu'une solution avait été trouvée entre le gouvernement et les syndicats des transporteurs et routiers. Après quelques mois d'accalmie, grande a été ma surprise d'entendre les mêmes syndicats grogner.

Si ma mémoire est bonne, ils avaient même tenté une grève en début décembre dernier mais qui, selon toute vraisemblance, n'avait pas eu lieu.

Pour quelle raison ? Je ne saurais le dire. Toujours est-il que les routiers, j'ai encore souvenance, avaient remis le couvert en appelant à un mouvement de protestation les 8, 9 et 10 janvier derniers.

Le mot d'ordre avait plus ou moins été respecté puisque des blocages avaient été constatés au niveau des différentes sorties de la ville de Ouagadougou, entraînant parfois des embouteillages monstres.

Et ce n'est pas tout. Car, à peine les routiers ont-ils fini que les transporteurs sont entrés dans la danse en appelant, quant à eux, à une grève illimitée à partir du 16 janvier dernier. Ils accusent le gouvernement de se hâter lentement dans la mise en place de leur nouvelle structure dénommée Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina (FUTRB).

« Passé le délai du 15 janvier 2020, nous serons dans l'obligation, à notre corps défendant, d'observer un arrêt du trafic de tous produits à destination du Burkina, des livraisons et des transports des voyageurs sur toute l'étendue du territoire jusqu'à la mise en place de notre faîtière », ont laissé entendre les 19 organisations professionnelles qui composent la future FUTRB.

J'appelle le gouvernement à plus de fermeté

Voyez-vous ? On n'est pas sorti de l'auberge. Bien au contraire, on a comme l'impression que les lignes n'ont pas bougé et ce, en dépit des multiples rencontres qu'il y a eues entre le gouvernement et les transporteurs routiers. Et Dieu seul sait les conséquences que cette nouvelle grève aura sur le pays.

Mais ce que j'ai personnellement du mal à comprendre, c'est quand souvent certains choisissent de bloquer les corridors, empêchant ainsi les autres usagers de la route de circuler normalement.

Laissez-moi vous dire que parfois, même ceux qui sont dans leurs véhicules personnels, sont contraints de montrer patte blanche. Ce qui n'est pas normal. Car, ce n'est ni plus ni moins que de l'incivisme au sens plénier du terme.

En tout cas, tout en reconnaissant le droit de grève aux uns et autres, j'avoue que je suis farouchement opposé à cette manière de faire. Chacun a le droit d'aller en grève mais pas le droit de se livrer à la pagaille.

Je veux que les uns et les autres le comprennent. Nous sommes dans un Etat de droit où doivent être scrupuleusement respectées les règles, sous peine de sanctions.

C'est pourquoi j'appelle le gouvernement à plus de fermeté. Il faut sévir, s'il y a lieu. Ce faisant, il faut éviter de s'immiscer dans les affaires intérieures des transporteurs pour ne pas donner l'impression qu'il y a des intérêts à défendre dans ce secteur.

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