Ile Maurice: Charles Ng - «Même les tour-opérateurs en Chine ont du mal à suivre»

interview

Ouvrir un musée des traditions chinoises, est-ce suffisant pour attirer les touristes de ce pays?

C'est très bien pour la préservation des traditions. Les touristes chinois seront contents de voir cela, mais de là à dire que cela va attirer des touristes... je ne le crois pas.

Les spécialistes disent habituellement que les touristes chinois ne viennent pas pour bronzer.

Le marché touristique chinois est devenu très difficile. Il évolue tellement vite que même les tour-opérateurs en Chine ont du mal à suivre. Les données ont changé . La population voyage de plus en plus à l'intérieur du pays qui est grand. Avant, les Chinois se déplaçaient en groupes, ils visitaient cinq pays en six jours. Ils faisaient des photos de la Tour Eiffel et de Big Ben; ils faisaient la queue devant les magasins de luxe.Tout cela est terminé.

Que recherche ce marché spécifique?

Aujourd'hui, ces touristes ne dépensent plus comme des fous. Les jeunes essaient d'économiser pour s'acheter un appartement, chose qui est très importante. Ils ne vont plus en Europe que pour le shopping, car ils peuvent trouver la même chose, certes un peu plus chère, en Chine.

Que faudrait-il faire pour réinventer la destination de Maurice auprès de ce marché?

Il y a un nouveau ministre du Tourisme qui est entouré d'une équipe de conseillers. La MTPA est présente à Maurice et en Chine. Une campagne publicitaire en Chine coûte cher. Je leur laisse le soin de définir la stratégie.

La connectivité est l'une des clés du problème?

Pour que les touristes viennent, il faut des avions. China Southern Airlines est partie. Air Mauritius a retiré des vols en partenariat vers la Chine. Nous avons beaucoup de concurrents, que ce soit les Maldives, les Seychelles, Phuket ou les Fidji. Encore une fois, je laisse l'équipe du nouveau ministre travailler le dossier.

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