Cameroun: Des employés de DIT interdits d'accès au port de Douala.

16 Janvier 2020

Le feuilleton du terminal à conteneurs a enregistré un nouveau rebondissement ce jour à Douala, capitale économique du Cameroun. Une note signée du Directeur général du port interdit l'accès au port des personnels.

Opposition aux réquisitions

Le Directeur du Port Autonome de Douala (PAD) vient de donner un coup de pied dans la fourmilière. Avec deux notes restrictives. Privant aux employés de DIT leur devoir fondamental : la liberté d'aller et venir. Sur la note affichée on peut lire « Décision N 2630/20) interdisant l'accès des personnes dont les noms suivent dans l'enceinte du domaine portuaire de Douala-Bonaberi » Ils sont au total trente quatre. Parmi eux, des employés de DIT, des anciens employés, des démissionnaires partis dans d'autres entreprises et même des inconnus. Pour des « raisons de sécurité et police administrative et surtout du maintien de l'ordre dans le domaine portuaire » Quel crime auraient-ils commis ? Ils se sont opposés aux réquisitions individuelles à eux servis.

Acharnement sur les « récalcitrants »

En clair, il s'agit de ceux de DIT qui ont choisi de ne pas travailler pour le compte de la Régie du Terminal à Conteneurs créée par le Port Autonome de Douala pour la gestion du terminal à conteneurs. Du coup on se pose la question sur la pertinence d'une note pareille venue bafouer la liberté à tout employé de choisir son employeur inscrite dans le code du travail. Bien plus, le domaine portuaire qui est un espace public peut-il être prohibé à des personnes ne présentant pas une réelle menace ? A DIT, on affirme qu'il s'agit d'un « acharnement contre des employés qui se sont opposés à la réquisition du PAD » parce que jugée illégale. Ici, on estime que le PAD devrait les traduire en justice au lieu de « s'acharner sur le personnel qui choisit librement son employeur »

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