Sénégal: Réduction de la mortalité mère-enfant - Les chercheurs revisitent le programme «Bajenu Gox»

17 Janvier 2020

Le projet de «Bajenu Gox» reste une porte d'entrée pour soutenir une approche communautaire intégrée visant la santé de la mère et de l'enfant.

Selon la direction de la recherche du ministère de la santé et de l'action sociale, elles doivent s'orienter vers une motivation sans que cela ne débouche sur une désorganisation sociale. Le docteur Samba Cor Sarr s'exprimait hier, jeudi 16 janvier, lors d'un atelier de partage des résultats de recherche sur la santé de la mère, de l'enfant et de l'adolescent au Sénégal.

La recherche a permis de faire reculer la prévalence de la mortalité infanto-juvénile. De l'avis du docteur Samba Cor Sarr, de la division recherche, Dprs/ Msas, rien que de 2012-2019, 618 protocoles de recherches mobiles ont été enregistrés par la tutelle. «La recherche se porte bien au Sénégal et fait de très bons résultats améliorant ainsi les indicateurs surtout dans le domaine de la mère et de l'enfant. Seulement, les acteurs ne communiquent pas ou s'ils le font, utilisent un langage qui n'est pas très compris du public», a-t-il fait savoir.

Concernant les résultats de recherche sur la santé de la mère, de l'enfant et de l'adolescent, le docteur Sarr a avancé que le taux de mortalité a beaucoup baissé passant de 401 pour 100mille naissances vivantes en 2011 à 315 pour 100 mille naissances vivantes de nos jours.

Toutefois, l'homme de science a avancé : «il faut booster la recherche pour atteindre les objectifs de développement durable dont la cible à 2030 est d'arriver à -70 décès pour 100 mille naissances vivantes».

Dans cette progression, les «bajenu Gox» encore appelées «marraines de quartier» devraient y occuper une place importante. Pour la chercheure, docteur Rosalie Diop, le projet Bajenu Gox reste une porte d'entrée pour soutenir une approche communautaire intégrée vivant la santé de la mère et de l'enfant. «Si la Badienne est renforcée, elle peut contribuer à la réduction de la mortalité maternelle. Ce n'est pas la formation qui leur manque, elles ont l'estime de soi et peuvent influencer sur la communauté. Toutefois, il faut travailler à les encadrer afin d'augmenter leur pouvoir d'agir» a déclaré docteur Diop. Et docteur Samba Cor Sarr de renchérir : «les Bajenu Gox restent une trouvaille très intéressante. Mais comment les utiliser ? Et c'est là que la recherche doit intervenir afin de les orienter la motivation sans que cela ne débouche sur une désorganisation sociale ».

Le conseiller technique N°2 du ministre de la santé et de l'action sociale, le docteur Marie Sarr a salué l'initiative. Selon elle, cet événement est d'une importance capitale au regard des objectifs visés et de la place de la recherche dans l'amélioration de la santé de la mère, de l'enfant et de l'adolescent. «Le Msas a mis en place des instances de validation politique et d'appropriation d'expériences réussies. Malheureusement, rares sont les projets de recherche qui ont eu leurs résultats soumis à une validation de ces instances ou capitalisés suivant un processus systémique», a-t-elle renseigné.

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