Congo-Brazzaville: Isidore Ondoki - « Le Congolais ne meurt pas de faim grâce aux politiques agricoles »

Intervenant pour sa part, sur l'impact des financements agricoles, le coordonnateur du Projet de développement de l'agriculture commerciale (Pdac), Isidore Ondoki, a indiqué que c'est grâce au financement que le gouvernement met à disposition des plans nationaux de développement agricole ainsi que des projets.

« Si les politiques agricoles n'avaient pas d'impact, on mourrait de faim. C'est grâce aux initiatives gouvernementales qu'il n'y a pas d'émeutes de faim au Congo. Nous consommons ce que nous produisons », a indiqué Isidore Ondoki, dans un entretien

Et de poursuivre : « On ne peut pas encore parler d'impact pour ce qui est du Pdac, c'est trop tôt, car l'impact est un effet à long terme. Nous pouvons, par contre, citer quelques impacts réels obtenus avec le Projet de développement agricole et de réhabilitation des pistes rurales »

Il s'agit, entre autres, d'Agro 4, une structure de fabrique d'aliments de bétail. Bénéficiaire de plus de deux millions des financements du Pdarp, elle dispose désormais des broyeurs mélangeurs qui font cinq tonnes/ h. Avant l'apport du projet, le travail se faisait manuellement.

Des pistes agricoles réhabilitées au nord du pays, notamment à Mati, Imvouba, etc, ont permis aux agriculteurs de s'y installer, et de développer leurs activités dont les produits sont facilement évacués vers les points de vente. « On parle de l'impact lorsque ces derniers se retrouvent financièrement. Je vous informe que c'est le cas de nombreux agriculteurs qui, actuellement, ont construit des maisons, paient des études pour leurs enfants ».

Le marché de Nkouo permet actuellement aux commerçants qui étalaient leurs produits à même le sol, de vendre dans des conditions hygiéniques. Il en est de même de Mossaka et Makotimpoko. Outre le Pdarp, le projet de développement rural, financé par le Fonds international de développement de l'agriculture mis en œuvre les années passées, a permis aux agriculteurs de disposer des boutures de manioc saines en vue de lutter contre la mosaïque. Des moyens roulants mis à la disposition des directeurs départementaux de l'agriculture dans le cadre de ces projets agricoles facilitent aussi le suivi des activités auprès des bénéficiaires.

« Seulement, le besoin est tellement grand qu'on a l'impression que nous ne faisons pas grand-chose. Si nous ne dépassons pas le niveau de production actuelle, c'est à cause de l'insuffisance des moyens mis à la disposition du secteur agricole. Il nous faut des structures pérennes de financement et d'encadrement des agriculteurs », a relevé isidore Ondoki.

Le Plan national de développement du ministère de l'Agriculture pour 2018-2022 a un budget de 1125 milliards. Le Pdac a, quant à lui, 60 milliards sur cinq ans, soit 12 milliards par année. « Si vous avez les besoins au-delà de cette somme, vous n'aurez jamais des résultats attendus », a-t-il fait remarquer.

Signalons que le financement du Pdac ne servira pas seulement à subventionner les activités agricoles proprement dites. Sur les 100 millions de dollars, moins de 50 % sont affectés aux micro-projets. 30% du budget sont dédiés au renforcement de capacités et 40% pour les infrastructures agricoles.

La mécanisation demeure également un défi pour le secteur.

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