Cameroun: Crise anglophone, plus de 50 civils tués par des frappes aériennes

18 Janvier 2020

Plus de 50 civils ont été tués ces dernières heures à l'issue d'une frappe aérienne des soldats camerounais à Bangem, une localité dans le sud-ouest anglophone.

De sources locales, plus de 50 civils innocents ont été massacrés à Bangem et aux environs, dans le Kupe Manengouba (sud-ouest anglophone) au petit matin du 14 janvier dernier à l'issue d'une frappe aérienne et d'une attaque des troupes au sol de l'armée camerounaise. Le contingent militaire au sol provenait de Nkongsamba, avons-nous appris de témoins sur place.

A l'issue de cette attaque, 12 villages ont également été détruits. Il s'agit de Babubock, Muedibmel, Ebase, Ekanjoh, Bermin, Balock, Elah, Deck, Eyandong, Ndibe, Ntale et Bambe.

D'après des sources sur place à Bangem, l'usage des frappes aériennes s'explique par le fait que les militaires camerounais ont voulu installer une base militaire à Bangem.

Mais ils se sont heurtés à une résistance farouche des forces indépendantistes anglophones (encore appelées « Restorations Forces »).

Aux dernières nouvelles, l'armée envisage une autre frappe aérienne et une attaque des troupes au sol dans le Lebialem et les villages tels que Fontem, Lekong, Mbindi, Esoh-Ata, Nka et Azi sont dans le viseur.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Africa Info

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.