Afrique: Faux médicaments - Le continent cherche les anticorps

Drugs
18 Janvier 2020

Un sommet sur la lutte contre le trafic de faux médicaments en Afrique s'est ouvert samedi à Lomé.

Trois chefs d'Etat africains* sont présents (Togo, Sénégal et Ouganda) ainsi que le directeur général de l'OMS. D'autres pays sont représentés par leur ministre de la Santé.

Cette rencontre s'achèvera par l'annonce de l'Initiative de Lomé, un dispositif qui entend renforcer et coordonner la lutte à l'échelle continentale.

L'accord-cadre 'Call for Action', qui sera signé à l'issue de la rencontre, est un processus de collaboration et une ébauche d'instrument juridique panafricain censé criminaliser la fabrication, l'importation et la distribution de contrefaçons.

Le combat contre les trafiquants reste inégal. Les réseaux parfaitement organisés savent comment inonder les marchés. On estime que 40 à 60% des médicaments vendus en Afrique sont des faux. Une activité qui génère, à moindre risque, des milliards de dollars.

Le président togolais lors de son intervention

Lors de son intervention, le président Faure Gnassingbé a appelé l'Afrique à un 'combat résolu' contre ce fléau. Il a appelé les Nations Unies à soutenir cette initiative.

La Fondation Brazzaville, à l'origine du sommet de Lomé, estime qu'il est possible d'inverser la tendance à condition d'une mobilisation et d'une prise de conscience des Etats et de leurs dirigeants.

Le Togo a été choisi pour accueillir cette conférence car c'est l'un des premiers à avoir modifié son code pénal pour criminaliser le trafic.

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