Angola: João Lourenço réitère les mesures pour attirer les investissements

Luanda — Le Président de la République d'Angola, João Lourenço, a réitéré vendredi la poursuite des mesures visant à alléger les processus d'investissement en Angola.

Selon le Chef de l'État angolais, la mesure vise à attirer des investisseurs "de toutes sortes" vers une économie "en cours de restructuration rapide et positive".

Dans son discours lors de la cérémonie des vœux du Nouvel An du Corps diplomatique accrédité en Angola, João Lourenço a affirmé que les investisseurs devaient vraiment croire à l'exécutif actuel et à la capacité de régénérer l'économie angolaise.

"Nous sommes convaincus qu'un nombre important d'investisseurs étrangers parieront sur les secteurs les plus différents de l'économie angolaise prometteuse", a déclaré le chef de l'Etat angolais.

Au niveau régional, il a souligné que l'Angola était, dans le contexte de l'Afrique, l'un des pays les plus sécurisés et stables, après avoir vécu des décennies de conflits.

Sur la base de l'expérience acquise par l'Angola dans le processus qui a abouti à la paix en 2002, le Président João Lourenço a exprimé l'intention de l'État angolais de contribuer au rétablissement de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur le continent africain.

Devant le Corps diplomatique, l'homme d'État a déclaré que le pays avait apporté sa contribution à la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), à la Conférence internationale de la région des Grands Lacs et à la Communauté économique des États de l'Afrique centrale, des organisations régionales dont il est membre.

Dans le même esprit, le Président de la République a souligné les efforts visant à contribuer à la résolution des conflits qui affligent la République démocratique du Congo, la République centrafricaine et d'autres qui affectent une grande partie du continent.

Situation au Sahel africain

João Lourenço s'est dit préoccupé par la situation d'instabilité dans la région du Sahel africain, en raison «du vide du pouvoir de l'État en Libye».

Cette situation, selon l'homme d'État, a créé un marché des armes ouvert qui alimente différents groupes qui menacent des pays comme le Mali, le Nigeria, le Niger, le Burkina Faso, le Cameroun et le Tchad.

Malgré son degré de gravité élevé, a-t-il poursuivi, la situation en question n'est pas traiter, par l'Union africaine, avec la fermeté et la perspicacité requises, laissant les peuples de la région plus ou moins abandonnés.

"Cette attitude qui est la nôtre, en tant qu'Africains, n'encourage évidemment pas la mobilisation du soutien international nécessaire pour mettre fin à ce fléau qui, aux côtés des problèmes de pauvreté et autres, menace la sécurité de tout le continent", a-t-il souligné.

En dehors de l'Afrique, João Lourenço a évoqué, dans son discours, les «convulsions et le haut niveau d'intolérance» qui affectent diverses régions de la planète, ce qui met en danger la paix et la sécurité mondiales.

Pour surmonter ces tensions, il a appelé au dialogue et au respect des normes du droit international, au respect des résolutions des Nations Unies et à la recherche de solutions conjointes, dans le cadre du multilatéralisme.

À ce propos, il a également fait appel au dialogue pour la résolution du conflit israélo-palestinien et d'autres qui prévaut au Moyen-Orient et dans la péninsule coréenne.

Le changement climatique

En ce qui concerne les questions climatiques, le Président João Lourenço a défendu la nécessité pour les nations de faire un effort concerté pour stopper, tant qu'il est temps, les changements évidents causés par l'action humaine.

Dans cette perspective, il s'est déclaré préoccupé par le fait que la réunion de COP-25, récemment tenue à Madrid, ne soit pas parvenue à un consensus sur un sujet «aussi sensible et actuel que la nécessité d'entreprendre un effort conjoint de tous les nations du monde à arrêter, tant qu'il est temps, les changements climatiques évidents causés par l'action de l'homme ». Fin

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