Congo-Brazzaville: Formation - Les agents de santé apprennent de nouvelles méthodes de travail

Un atelier a été organisé du 13 au 15 janvier à Pointe-Noire à l'intention des anesthésistes, gynécologues-obstétriciens et sages-femmes évoluant dans les différents départements du sud du pays.

Organisé conjointement par la WFSA (Fédération mondiale des sociétés d'anesthésiologistes) et la Socaru (Société congolaise d'anesthésie réanimation urgences) avec l'appui du gouvernement congolais, l'atelier qui bénéficie du financement de la fondation EKSF (Else Kroner Fresenius Stiftung) a été initié afin de réactualiser et améliorer les connaissances pour la prise en charge des parturientes et des nouveau-nés en salle de travail. Il vise aussi la baisse du taux de mortalité maternelle et néonatale dû souvent aux complications d'anesthésie inhérentes au déficit qualitatif de la formation initiale et continue.

Près d'une trentaine d'agents de santé venus des hôpitaux de Pointe-Noire et des autres départements du sud du pays ont pris part à ces séances de travail théoriques et pratiques animées par des formateurs du Congo, du Burkina Faso et du Rwanda. A la fin de la formation, les participants ont pris l'engagement de travailler désormais en équipe afin d'appliquer la méthode ADCDE pour les urgences et la réanimation des nouveau-nés selon le protocole Safe, de pérenniser les acquis de la formation en faisant la restitution aux autres collègues.

Benjamin Ngama, infirmier obstétricien à l'hôpital de Sibiti, a traduit sa satisfaction après avoir suivi la formation. « Depuis 1985, c'est la première fois que je participe à une telle formation. Mon souhait est qu'elle soit pérenne et surtout qu'on songe davantage aux agents qui évoluent dans l'hinterland », a-t-il dit.

Pour le Dr Roch Doukaga Moussavou, chef de service à la maternité de l'hôpital de base de Tié-Tié, «il n'est pas concevable qu'une femme qui vient donner la vie meurt après l'accouchement. Les acquis de cette formation permettront, j'en suis sûr, de réduire cet état de fait.» Selon le Dr Cheikh Bougouma, l'un des formateurs, la formation reçue par les agents de santé va contribuer à améliorer les compétences des participants et de facto d'en faire bénéficier aux patientes et nouveau-nés.

Après la formation, des missions d'évaluation seront organisées dans les différents hôpitaux qui seront aussi dotés du matériel adéquat de travail afin de rendre le personnel performant. «Certes, nos différents hôpitaux souffrent du manque d'équipements, de médicaments et aussi du manque d'oxygène. Mais nous osons croire que cette formation, au regard des témoignages enregistrés, a été bénéfique et nécessaire pour le personnel de santé», a renchéri le Dr Philippe Mavoungou, représentant la Fédération mondiale des sociétés d'anesthésie.

De nombreuses autorités de la ville ont également assisté à cette formation et ont, à la clôture, loué les mérites des formateurs et des formés qui se sont impliqués pour sa réussite. Après Brazzaville et Pointe-Noire, cette formation se poursuivra à Oyo et Ouesso.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.