Congo-Kinshasa: Bruits de bottes dans le Maniema

La population de Salamabila, dans l'est de la RDC, a déserté la cité. Elle craint les menaces des Maï-Maï Malaïka qui promettent de revenir dans la commune pour chasser l'armée gouvernementale, les FARDC qui ont pris le contrôle des lieux depuis le début de la semaine à l'issue d'intenses affrontements.

Les écoles et le marché restent fermés depuis quelques jours. Les femmes, les enfants et certains hommes ont quitté Salamabila pour se mettre à l'abri, loin de cette commune rurale. Les uns sont allés vers Wamaza, Kasongo et Kindu ; les autres ont tout simplement gagné la province voisine du Sud-Kivu.

Le coordonnateur de la société civile locale, Amisi Saidi, évoque la peur qui a gagné la population à l'annonce de l'imminence d'une attaque des Maï-Maï Malaïka dont le chef, Cheik Asani, a prévenu, par des tracts, qu'il reviendrait incessamment pour déloger les FARDC. La menace est prise au sérieux par les habitants.

Les autorités locales ont pourtant appelé les habitants à revenir, mais selon Auguy Musafiri, le gouverneur du Maniema, rien n'y fait. Il reconnaît que les miliciens Malaïka ont toujours exigé d'obtenir un périmètre pour l'exploitation artisanale de l'or. Au moins 18 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans les combats de la semaine dernière.

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