Afrique: Violations des droits de l'homme au Nigeria et au Burundi

communiqué de presse

Strasbourg, France — Les attaques terroristes au Nigeria constituent une grave menace pour la sécurité régionale et internationale

La liberté d'expression est restreinte au Burundi

Jeudi, le Parlement européen a adopté deux résolutions faisant le point sur la situation des droits de l'homme et de l'État de droit au Nigeria et au Burundi.

Nigeria

Suite aux récentes attaques terroristes dans le pays, le Parlement européen condamne fermement les violations répétées des droits de l'homme et du droit international et humanitaire, "qu'elles soient fondées sur la religion ou l'appartenance ethnique". Les députés demandent instamment aux autorités nigérianes de garantir le respect des droits de l'homme et de protéger la population civile contre le terrorisme et la violence. La lutte contre l'impunité est fondamentale pour la stabilité du pays et la construction d'une paix durable, estiment-ils.

La situation au Nigeria s'est considérablement détériorée au cours des dernières années, ce qui constitue une grave menace pour la sécurité internationale et régionale. Les récents assassinats s'inscrivent dans une série plus large d'actes terroristes, notamment l'attaque du 24 décembre 2019 contre un village près de Chibok, qui a entraîné la mort de sept villageois et l'enlèvement d'une adolescente.

Burundi

Les députés condamnent fermement les restrictions actuelles à la liberté d'expression au Burundi, y compris les restrictions des libertés publiques, les violations à grande échelle des droits de l'homme, l'intimidation et les arrestations arbitraires de journalistes et les interdictions de diffusion. Ils rappellent que le Burundi est lié par la clause relative aux droits de l'homme de l'accord de Cotonou et demandent donc instamment aux autorités du pays d'inverser immédiatement cette tendance abusive et de respecter ses obligations en matière de droits de l'homme.

La société civile et les journalistes jouent un rôle essentiel dans une société démocratique, estiment les députés, en particulier à l'approche des élections au Burundi. Le Parlement demande aux autorités burundaises de mettre fin aux intimidations, au harcèlement et aux arrestations arbitraires de journalistes, de militants des droits de l'homme et de membres de l'opposition, notamment ceux de retour d'exil.

 

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