Cameroun: Prévention des conflits électoraux et des discours haineux - Des journalistes mieux outillés

L'atelier de formation à leur intention a pris fin vendredi dernier à Yaoundé en présence du directeur général des Elections, Erik Essoussè et du secrétaire général de la CEEAC, Ahmad Allam-Mi.

Pas moins d'une douzaine de communications sur des thématiques aussi variées que le cadre juridique régissant la couverture médiatique des élections législatives et municipales au Cameroun ; la régulation et le contrôle des médias en période électorale ; la diffusion de l'information à travers les réseaux sociaux ; discours de haine dans les médias : état des lieux, contenus et moyens d'y faire face...

Ce sont là des sujets parmi d'autres qui auront meublé les échanges entre les hommes et femmes de médias, les responsables des structures de régulation et ceux d'Elections Cameroon.

Ceci dans le cadre d'un atelier de renforcement des capacités et de sensibilisation des médias sur la prévention des conflits électoraux et la lutte contre les discours de haine en période électorale organisé par Elections Cameroon et la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC).

Ceci à quelques semaines de la tenue du double scrutin législatif et municipal du 9 février 2020. Mais plus que des exposés, il s'est agi d'un échange d'expériences sur les pratiques quotidiennes et ce qu'il convient désormais d'éviter en vue de permettre la tenue saine des élections au Cameroun.

A la clôture des travaux vendredi après-midi à Yaoundé, outre le rapport final des travaux, il a été question d'observations et de recommandations. D'abord celles de l'ambassadeur Ahmad Allam-Mi, secrétaire général de la CEEAC.

Il a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités camerounaises, en tête desquelles le président de la République, qui ont permis la tenue de cette rencontre.

Le secrétaire général de la CEEAC a indiqué c'est depuis 2005, lors des travaux de Brazzaville que la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de cette institution sous-régionale a étendu ses compétences à l'appui à la formation électorale. « L'action de la CEEAC ne se limite plus simplement à la seule observation des élections et nous ne pouvions rester insensibles à la requête d'Elections Cameroon » a-t-il précisé.

Il a invité tous les Camerounais, « et particulièrement les hommes et femmes de médias à être des vecteurs de paix ». Clôturant les travaux, Erik Essoussè, le directeur général des Elections a exprimé la reconnaissance de cet organisme à la CEEAC pour son appui à cette initiative, qui n'est pas la première dans le cadre de la préparation du double scrutin attendu au Cameroun.

A l'endroit des participants, il s'est voulu clair : « Je vous demande de capitaliser les enseignements reçus et de les mettre en œuvre dans le cadre du processus qui doit aboutir au double scrutin du 9 février prochain » a-t-il recommandé.

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