Mali: Succès au rendez-vous pour le festival Vivre ensemble

20 Janvier 2020

A Tombouctou, le rideau est retombé sur le festival Vivre ensemble. Crée en 2016 avec le soutien de l'ONU, l'événement connait un succès croissant et contribue, à sa manière, à apaiser les tensions entre communautés.

Le chanteur de blues touareg Khader électrise la foule avec sa guitare avant de rallumer le monument de la flamme de la paix derrière lui. Bras dessus bras dessous, les jeunes des différentes communautés de Tombouctou se déchaînent au rythme des chansons, tant et si bien que les forces de sécurité sur place ont du mal à les contenir.

Une scène apparemment banale mais qui est devenue rare dans la perle du désert où les tensions ont rythmé le quotidien des habitants depuis 2012.

Kia Maïga, 20 ans, étudiante en droit, était présente au festival : "Il y avait des Arabes, des Songhaï. Nous étions là, nous avons ri ensemble. On sent que la cohésion sociale est bien installée."

Faire la fête, oublier les ennuis

Alors ce soir, on fait la fête, on oublie tout, dans le cadre du festival Vivre ensemble.

Un weekend où des Maliens de la région de Tombouctou et d'ailleurs viennent assister à des concerts, des débats, des conférences Ils étaient près de 3.500 samedi soir, dans une zone de la ville pourtant considérée comme rouge.

Salaha Maïga, président du festival : "Nous revenons de loin. Personne ne voulait imaginer en 2012-2013, revoir Tombouctou sous ce jour, sous cette lumière. Vous voyez l'atmosphère du public, à vous d'en juger."

Maintenir l'esprit du festival sur la durée

Une lueur d'espoir donc pour la ville de Tombouctou, qui observe une accalmie exceptionnelle avec quatre mois sans incident entre ses murs. Et donc une période parfaite pour réinsuffler un semblant de vivre ensemble.

"Organiser un festival pour le vivre ensemble, c'est notre slogan pour dire en quoi l'on peut conserver le vivre ensemble" explique Koïna Ag Mohammed, gouverneur de Tombouctou. "En préservant la culture, la paix, en consolidant la cohésion sociale, en préservant le patrimoine culturel, en restant nous-même".

Si l'édition précédente avait été marquée par un incident, l'édition 2020 s'est déroulée sans encombre. Et si le festival a refermé ses portes, son esprit pourrait bien s'étendre tout au long de l'année, avec, notamment, l'organisation de journée culturelle chaque mois.

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