Congo-Kinshasa: Félix Tshisekedi menace de dissoudre l'Assemblée nationale !

Photo: Radio Okapi/Photo John Bompengo
Felix Antoine Tshisekedi, 5e président de la République Démocratique du Congo.

Après le Vatican, le Président Félix Tshisekedi est arrivé à Londres, le week-end dernier. Aussitôt après sa descente d'avion, il s'est adonné au pénible exercice consistant à expliciter pour la énième fois sa « vision » à la diaspora congolaise souvent critique et méfiante de l'évolution politique au pays, le poussant quelquefois à exprimer des opinions, pour le moins, coupe-gorges.

Si, à l'étape du Vatican, le séjour européen de Félix Tshisekedi s'est déroulé dans le strict respect du protocole fixé longtemps à l'avance dans la pure tradition de l'Eglise catholique, Londres, en revanche, a eu son lot de petites phrases, de la trempe de celles qui fâchent dans le camp de ses alliés au sein de la coalition CACH-FCC.

De la visite officielle à la Cité du Vatican, l'on retiendra l'invitation (acceptée) faite au pape François de visiter la RDC, probablement en 2021, plus de quarante ans après celle de son prédécesseur Jean-Paul II, et année au cours de laquelle il exercera, en même temps, la présidence de l'Union Africaine.

Parlant de pape François sur les ondes de Radio Vatican, Félix Tshisekedi a indiqué avoir rencontré une éminente personnalité qui a une connaissance parfaite de notre pays, des souffrances de notre peuple et des besoins de notre pays... Avant de rendre un hommage appuyé aux FARDC.

C'est à Londres qu'il s'est presque lâché face à la pression de la diaspora congolaise généralement hostile au régime précédent, et qui n'a pas encore pas pris l'ère du temps.

Généreux, Félix Tshisekedi leur a donné un os à ronger, en brandissant la menace de la dissolution éventuelle du Parlement.

«Je n'ai pas besoin de créer une crise en RDC. Mais visiblement, il y en a qui veulent me pousser à bout et faire en sorte que je puisse dissoudre l'Assemblée nationale. S'ils multiplient des crises, ils vont me pousser à cette décision », a-t-il déclaré.

Un défi de taille, quand on sait que cette décision requiert l'assentiment du Premier ministre et des Présidents de deux chambres du Parlement (art. 148 de la Constitution), tous issus du FCC.

Or, dans la configuration actuelle, rien n'indique qu'il en sortirait gagnant d'une joute avec ses alliés, malgré lui.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: La Prospérité

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.