Cameroun: Législatives et municipales - Menace d'une dissidence dans les rangs du RDPC

21 Janvier 2020

A la veille des élections municipales et législatives du 9 février 2020, la sérénité n'est pas de mise au sein du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), parti au pouvoir à Yaoundé. Une « dissidence » au sein du parti exige une session extraordinaire du comité central et la tete de Jean Nkuete.

Le Rdpc court il le risque d'aller aux élections couplées du 9 février en lambeaux ? Une réunion d'informations générales en prélude à cette élection s'est tenue le mercredi 15 janvier dernier à son siège du palais des congres à Yaoundé. En fait d'informations générales, il s'est agi de peaufiner les stratégies pour assurer au parti la « majorité confortable dont il joui depuis les dernières municipales et législatives. Fortement majoritaire à l'assemblée, 148 sièges sur 180, il entend conserver cette place au sein de l'hémicycle. Cette importante rencontre était présidée par Jean Nkuete, secrétaire général du comité central et par ailleurs président de la commission nationale de campagne électorale du RDPC. Pour le patron de la campagne du parti de la flamme c'est « le pari de l'écrasante victoire du RDPC » afin de « donner au président de la république des majorités lourdes à l'assemblée et aux communes »

Seulement et selon le quotidien le Messager « Au sortir de cette rencontre, un haut dignitaire du régime et non moins membre influent du comité central qui a requis l'anonymat confie que certains cadres du RDPC ne sont pas contents de la façon dont les investitures se sont déroulées au sein du parti. Ces contestataires appellent d'ailleurs à la convocation d'une session extraordinaire du comité central dans les plus brefs délais » Pour cette branche des contestataires poursuit le Journal, cette session permettra de « pouvoir dans le cadre de la légalité et de la démocratie sauver le parti et corriger sa trajectoire » Et pour cause, l'on accuse Jean Nkuete et ses amis d'avoir piloté les investitures sur la base du « népotisme, des allégeances et de l'influence de l'argent. Lesquels ont suicité des foyers d'anarchie et de divisions au sein du parti »

Toute chose qui conforte cette frange dissidente qui en son temps avait tiré une sonnette d'alarme à l'endroit du président national du parti Paul Biya « nous avons adressé une lettre au président national du parti Paul Biya pour lui faire part des frustrations qui pourraient entamer la cohésion au sein du parti » Jean Nkuete, secrétaire général du comité central du parti depuis 2011 bénéficie t-il de la totale confiance du président national ? Il y a urgence. Les querelles intestines observées au sein du parti secrètent une opposition préjudiciable au double scrutin du 9 février.

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