Congo-Brazzaville: Catastrophes naturelles - Forte pluviométrie, principale cause de l'effondrement de la corniche

Vue de la principale avenue qui traverse le quartier la Base, bien endommagé par les pluies, à Brazzaville.

Les techniciens chinois, dépêchés à Brazzaville depuis jeudi dernier, ont rendu public, le 20 décembre, le premier rapport provisoire d'analyses. Celui-ci a épinglé la crue sur le fleuve Congo comme étant la cause majeure de l'effondrement précipité d'une partie de l'une des avenues les plus classiques de la capitale.

Dans la nuit du 8 au 9 janvier, près de deux cents mètres de la chaussée de la corniche située du côté du fleuve et son trottoir s'étaient effondrés, sous une pluie battante. Suite à cette catastrophe qui avait mis la ville en émoi, le gouvernement avait requis l'expertise chinoise, afin de déterminer les vraies causes ayant entrainé l'effondrement précoce de cette voie mise en service il y a peu.

Les analyses effectuées par ces huit ingénieurs, techniciens de la société China Raod Bridge corporation (CRBC), ont révélé que la forte pluviométrie, que connait le pays actuellement, a augmenté significativement la crue sur le fleuve Congo au point d'arriver à un niveau jamais atteint.

Les résultats de cette enquête font état de ce que le trottoir et le mur de soutènement ont glissé, et se sont effondrés sur une longueur de 180 mètres, avec 4 mètres de hauteur de décalage, du fait des changements climatiques. Le fait n'est pas nouveau, l'entreprise dit avoir subi ce genre de problèmes en Jamaïque, en Monténégro et au Pakistan, mais la faille a été vite réparée après une période d'intense surveillance.

« Le glissement de terrain au niveau des berges du fleuve, l'effondrement du mur de soutènement et de la plateforme de la chaussée, ont été causés par l'augmentation des pluies et la montée des eaux sur le fleuve Congo. Parce que la crue a dépassé le niveau d'eau décennal et provoqué l'écroulement des murs de soutènement », a expliqué le chef de la mission chinoise, Chi Quambao.

Une hypothèse soutenue par le coordonnateur technique des Grands travaux, qui a supervisé la restitution provisoire des résultats de l'enquête.

« L'augmentation des eaux sur le fleuve a déstabilisé la structure du remblai et il y a eu glissement de terrain à deux niveaux. Le premier niveau s'est passé dans l'eau et n'a pas été suivi. Le deuxième, quant à lui, a entrainé l'effondrement de cette partie de la corniche », a précisé Oscar Otoka.

Des solutions provisoires proposées

Ayant déterminé la cause qui a entrainé l'effondrement de la chaussée, la société CRBC a proposé quelques pistes de solutions provisoires. Il s'agit notamment de pérenniser le contrôle de l'ouvrage ; de curer ses voiries afin d'éviter l'infiltration d'eau sous la chaussée déjà abimée et qui pourrait précipiter la dégradation générale de l'ouvrage. L'entreprise a aussi la charge de protéger la partie non endommagée par des sacs de sable, en attendant qu'une solution définitive et durable soit trouvée.

Les résultats provisoires de cette enquête seront remis au ministère de l'Aménagement, l'Equipement du territoire et des Grands travaux, en tant que maître d'ouvrage, pour validation, avant d'entamer les travaux de réhabilitation.

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