Congo-Kinshasa: Vers la dissolution du Parlement ?

Photo: Radio Okapi/Photo John Bompengo
Felix Antoine Tshisekedi, 5e président de la République Démocratique du Congo.

En RDC, des couacs sont notés au sommet de l'État. L'opinion tant nationale qu'internationale souhaite voir le président de la République, Félix Tshisekedi, exécuter son programme. Certains ministres et gouverneurs sont accusés de vouloir saboter les actions du chef de l'État. Pour cela, l'opinion en a marre et elle invite le magistrat suprême à agir autrement, car rien ne marche.

Les derniers propos de Félix Tshisekedi sont très commentés. Depuis Londres, le chef de l'État congolais s'est exprimé sur l'alliance politique nouée avec le camp de son prédécesseur, Joseph Kabila, majoritaire à l'Assemblée nationale. Il a mis en garde ses alliés du Front commun pour le Congo (FCC).

La machine ne fonctionne pas bien. Des de crocs-en-jambe de certains caciques de l'ex-président de la République vont pousser l'actuel chef de l'État à procéder à la dissolution du Parlement, numériquement dominé par le FCC.

Depuis Londres, Félix Tshisekedi s'est exprimé en ces termes : « Certains commencent à me prêter des intentions que je n'ai pas. Ils disent qu'après une année, je vais dissoudre l'Assemblée nationale. Mais je leur dis : je ne peux pas dissoudre l'Assemblée nationale tant qu'il n'y a pas crise. Mais si je me rends compte que la mission pour laquelle je suis à la tête du pays d'être au service de mon peuple et que l'on commence à faire obstruction à cette mission, je serai contraint en fin de compte de prendre la décision de dissoudre l'Assemblée nationale ».

Il s'agit de l'offensif ? Car, cela a fait déjà 12 mois que le président Tshisekedi éprouve des difficultés à voir ses décisions être appliquées, à l'instar des ordonnances nommant les nouveaux mandataires de la Gécamines et de la Société nationale des chemins de fer, décriés par le camp de son prédécesseur.

De nombreuses nominations qui, dit-on, font l'objet de négociations sont également attendues comme quelques 40 ambassadeurs et les membres du bureau du Conseil supérieur de la magistrature.

Donc, le mariage « FCC-CACH » ne fonctionne pas bien. L'opinion continue de faire pression au président de le dissoudre.

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