Congo-Kinshasa: L'agenda américain pour le pays au cœur de la visite imminente de Marc Pompeo à Kinshasa

La prochaine visite du secrétaire d'Etat américain, le patron de la diplomatie et ministre de l'administration Trump, Marc Pompéo annoncé à Londres par le président Félix Tshisekedi n'est pas un fait du hasard.

Le tempo est bien réfléchi. C'est dire aussi que l'agacement de l'administration Trump a atteint les limites du tolérable. Les USA étaient déterminés à en finir avec le système Kabila. Comment? Personne ne le sait. Méthodiquement et surtout patiemment, les USA sont déjà passés à l'acte. C'est ainsi que des sanctions ont été décidées contre des officiels proches du président honoraire, Joseph Kabila.

S'étant rendu compte que le système se nourrit par des voies difficiles à cerner, les Américains ont affiné les angles d'attaque. C'est ainsi que sous le prétexte potable de blanchiment des capitaux au profit du financement du Hezbollah, deux sujets libanais, riches et contrôlant un pan entier de l'économie, ont été directement frappés. Le lendemain, c'est un conseil des ministres extraordinaire qui s'était chargé de la mise en application de cette mesure du Trésor américain. Sous Kabila, c'est un autre schéma qui était envisageable.

Alors que d'autres sanctions sont en téléchargement, c'est la troisième personnalité de l'administration Trump qui effectue le déplacement de Kinshasa. D'abord pour s'assurer que le système de corruption sera défait totalement et qu'en cas d'absence de moyens, les USA mettraient la main à la caisse, s'il le faut. Une décision que ne peut prendre qu'un plénipotentiaire comme Pompéo. Plusieurs autres aspects techniques de la lutte contre la corruption ne peuvent se traiter par des voies diplomatiques traditionnelles devenues « peu fiables ».

Le président Tshisekedi qui est aussi conscient de l'existence de la coalition, se fera le devoir d'arbitrer sur la manière qui ne heurtera pas la législation en place. De la même manière, la coopération militaire et économique, du moins dans les grands principes, bénéficiera d'un coup d'accélérateur. « Avec cette visite, les USA vont être suffisamment clairs sur la lutte contre la corruption », a confié un diplomate à Washington. « Le dossier RDC étant essentiellement traité au département d'État, cette visite avec l'accord du président Trump signifie que la Maison blanche est désormais consciente des enjeux en présence », a conclu ce diplomate américain.

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