Burkina Faso: Nouveau massacre au pays

Opérations militaires

Trenet-six civils ont été tués lundi dans la province du Sanmatenga dans la région du centre nord. Un groupe armé terroriste a fait irruption dans les villages de Nagraogo et d'Alamou, près de Barsalogho et a ouvert le feu sur la population.

C'est une nouvelle fois l'indignation dans la presse burkinabé : « à défaut de pouvoir semer la désolation dans les camps militaires comme ils le font dans les pays qui partagent le sang africain du G5 Sahel (deux terroristes avaient été abattus par les forces armées juste la veille), ils s'en prennent aux populations civiles, s'exclame le quotidien Aujourd'hui.

À défaut de pouvoir faire face à plus fort qu'eux, ils retournent leurs armes contre les plus vulnérables.

Le 24 décembre dernier à Arbinda, on se souvient de cette veille de la Nativité au cours de laquelle 7 militaires ont été tués et surtout 35 civils dont 31 femmes. L'objectif est connu, pointe le quotidien burkinabé : faire le plus de mal possible.

Cette attaque intervient, note encore le journal, après la clarification de Pau et ses grandes résolutions.

À ce propos d'ailleurs, cette douloureuse morsure de Barsalogho dans le centre Nord vient rappeler tout aussi douloureusement que si Takuba, la task-force hybride, doit se concentrer sur la grande voûte du Gourma, les FDS doivent avoir le fusil en bandoulière dans les autres régions du Burkina. »

D'ailleurs, rapporte Le Monde Afrique, « la ministre française des armées, Florence Parly, a annoncé lundi de nouvelles opérations dans les prochaines semaines, entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, sans plus de précisions. »

Et avant-hier lundi également, note L'Observateur Paalga, « le rapport de la Commission d'élaboration de la politique de sécurité nationale a atterri dans les mains du président Roch Marc Christian Kaboré.

Les 101 membres de ladite Commission, qui disposaient initialement de 100 jours, à compter de leur installation en mi-juin 2019, ont ainsi livré au chef suprême des armées des propositions, des recommandations ou des stratégies afin de contrer l'insécurité et le terrorisme qui endeuillent le pays depuis ces quatre dernières années. » Pour l'instant, les conclusions de ce rapport n'ont pas été rendues publiques.

Le Royaume-Uni à la recherche de débouchés commerciaux en Afrique

À la Une également, le Royaume-Uni qui fait son come-back sur le continent, avec son premier sommet avec l'Afrique qui s'est déroulé lundi à Londres.

« Le Royaume-Uni est à la recherche de nouveaux partenaires commerciaux, relève Le Point Afrique, alors que le Brexit, prévu au 31 janvier, mettra fin à 47 ans de vie commune et d'échanges privilégiés avec l'Union européenne. »

Pour ce faire, Londres « s'est lancé voilà deux ans dans une offensive tous azimuts en direction de l'Afrique. Car la Grande-Bretagne s'est rendu compte qu'elle perdait de son influence sur le continent dans un environnement hautement »

D'ailleurs, note Le Point Afrique, « lors de ce tout premier sommet lundi, on comptait seulement 16 dirigeants - anglophones majoritairement - venus du continent, contre 43 pour le dernier sommet Russie-Afrique à Sotchi en octobre et 51 lors de l'indétrônable Chine-Afrique en 2018. »

Toutefois, estime Le Pays au Burkina, « pour les sommets à venir, le Royaume-Uni pourra toujours espérer voir le nombre de pays participants aller grandissant car sa sortie de l'espace communautaire européen est un impératif qui lui impose la nécessité de nouer de nouveaux partenariats.

De ce point de vue, le Royaume-Uni pouvait difficilement résister au charme de l'Afrique qui apparaît aujourd'hui, note le quotidien burkinabé, non seulement comme un vaste marché de consommation, mais aussi comme une zone géographique dont les richesses attisent les convoitises des grandes puissances qui s'accordent à reconnaître en elle le continent de l'avenir. C'est pourquoi en faisant de l'Afrique une priorité pour ses investisseurs, on est porté à croire que le pays de Shakespeare se positionne pour mieux faire face à son Brexit. »

Enfin, pour sa part, Jeune Afrique estime que « pour relever le défi, Londres va devoir développer une politique africaine digne de ce nom. Surtout dans un contexte des plus concurrentiels où le continent peut compter sur l'intérêt grandissant de partenaires devenus aujourd'hui incontournables, tels que la Chine, ou appelés à le devenir, comme l'Inde et le Brésil. »

A La Une: Burkina Faso

Plus de: RFI

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.