Madagascar: FHORM - Une formation pré-emploi pour trois métiers de base

Un manque crucial de collaborateurs est observé au niveau du secteur Hôtellerie-Restauration. Raison pour laquelle, la Fédération des Hôteliers et Restaurateurs de Madagascar (FHORM) a décidé de soumissionner six projets de formation suite à un appel à projets lancé par le Fonds Malgache de Formation Professionnelle (FMFP).

« Notre objectif est de développer une formation pré-emploi pour trois métiers de base, à savoir, les commis de cuisine indépendant, les femmes de chambre et les serveurs ou serveuses, à travers l'Institut National de Tourisme et d'Hôtellerie (INTH). Nous allons sélectionner 20 apprenants par métier, qui peuvent être des lycéens ou des personnes qui ne sont pas forcément issues de l'industrie touristique mais qui sont passionnées par le secteur. Mais le secteur privé est là pour les choisir, les juger et les corriger. Les apprenants bénéficieront également un stage en alternance. En fait, il s'agit d'une approche par compétences. Et après 12 mois d'apprentissage, des Certificats d'Aptitude Professionnelle (CAP) leur seront délivrés », a expliqué Johann Pless, le nouveau président de la FHORM lors d'une conférence de presse hier.

Marché du travail très tendu. Et lui d'ajouter qu'aux termes de leur formation, ces apprenants seront tout de suite embauchés par les membres de cette fédération. En effet, « tous les établissements touristiques ont un grand besoin de personnel de base qualifié. Et le marché du travail est actuellement très tendu. Certains hôteliers effectuent un débauchage tandis que d'autres sont obligés de former pour avoir un personnel qualifié. On espère ainsi que ces six dossiers qui seront déposés en fin de semaine soient acceptés par le FMFP pour pouvoir financer ce projet de formation pré-emploi. Ce qui permettra de combler le déficit en collaborateurs au niveau du secteur de l'hôtellerie et restauration », a enchaîné le président de la Fédération des Hôteliers et Restaurateurs de Madagascar.

Il faut savoir que tout projet de formation professionnelle éligible sera financé par les cotisations des entreprises associées dont ici les membres de la FHORM ainsi que le fonds additionnel de l'Agence Française de Développement.

Un coût de 2,5 millions Ar/an. Notons que cette fédération compte actuellement 286 membres qui disposent en tout à peu près 6.000 chambres. Elle crée ainsi plus de 20.000 emplois dans le secteur.

« Le recrutement d'un personnel qualifié constitue une des plus grandes difficultés des membres. Cependant, le coût de la formation des métiers de base peut atteindre jusqu'à 2,5 millions d'ariary par an. Ce qui ne sera pas à la portée des jeunes malgaches désirant se lancer dans le secteur alors que ceux-ci peuvent bien y développer leurs carrières en commençant par le bas de l'échelle », a conclu Johann Pless.

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