Burkina Faso: Loi portant institution de volontaires pour la défense et la patrie - Les députés font bloc derrière les FDS

Les 122 députés votant à la plénière du mardi 21 janvier 2020 ont adopté à l'unanimité le projet de loi portant institution de volontaires pour la défense de la patrie. Le recrutement de volontaires avait été annoncé par le président du Faso au lendemain de l'attaque qui a visé un convoi des travailleurs de la mine d'or de SEMAFO sur l'axe-Ougarou-Boungou le 6 novembre 2019. Nous vous proposons des commentaires de députés à l'issue du vote.

Alphonse Nombré, CDP

«C'est un outil donné au gouvernement pour la défense du territoire»

Par le vote de cette loi, nous donnons un outil au gouvernement pour organiser la défense du territoire en impliquant le peuple. L'adoption de la loi relative à l'institution de volontaires pour la défense de la patrie dénote notre engagement aux côtés des FDS. Par rapport aux inquiétudes liées au recrutement des volontaires, nous nous sommes laissés convaincre par les explications du gouvernement. Toutefois, nous restons perplexes sur le fait qu'ils doivent posséder des armes.

Anselme Somé, député MPP

« Nous partageons la douleur des populations attaquées »

L'ensemble des députés a requis l'unanimité pour le vote de la loi. Ce qui suppose que c'était une attente des populations. Nous n'avons pas manqué de poser des questions au gouvernement pour prendre suffisamment connaissance du projet de loi avant de l'adopter. Au moment du vote, la représentation nationale a fait bloc dans son entièreté, preuve que nous partageons la douleur des populations attaquées.

Moussa Zerbo, député UPC

«Une chose est d'adopter la loi, une autre est de s'assurer de sa bonne exécution»

En tant qu'opposition politique, nous avons aussi donné notre aval pour l'adoption du projet de loi, qui, en réalité, permettra de gérer la question sécuritaire. C'est à ce titre que nous n'avons pas manqué de faire des observations et de soulever des inquiétudes dans l'optique que cette loi soit bien exécutée. Une chose est d'adopter une loi et une autre est de s'assurer de sa bonne exécution sur le terrain. Le gouvernement ayant mis à notre disposition tous les éléments pour apprécier la loi, nous n'avons pas vu la nécessité d'émettre des réserves.

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