Sénégal: Session de formation sur la sécurité nationale - Sous le signe de «l'Afrique entre defis sécuritaires et enjeux de l'emergence»

22 Janvier 2020

Dans le cadre de ses activités de formation, le Centre des Hauts Etudes de Défense et de Sécurité (Cheds) a organisé hier, mardi 21 janvier 2020, le Cours inaugural du Programme de la Sécurité Nationale, session 2020. Le thème est : «L'Afrique entre défis sécuritaires et enjeux de l'émergence».

Face à la situation sécuritaire qui règne dans toute la sous-région : le terrorisme, la guerre civile, entre autres, des mesures sécuritaires doivent être prises. Seulement, selon le général Amadou Anta Gueye, directeur du Centre des Hauts Etudes de Défense (Cheds), pour prendre ces décisions, il faut avoir une culture de défense, de sécurité.

C'est l'objet de la formation sur la sécurité nationale dont le «le but est de mettre progressivement à la disposition de nos pays un vivier de cadres des secteurs public et privé et des Forces de défense et de sécurité disposant des compétences adéquates pour concevoir, construire, au niveau stratégique, une vision intégrée de la défense et de la sécurité au service du développement et de la paix», indique le général Amadou Gueye.

Pour le général Gueye, la question de la sécurité est globale et transcende les (frontières des) Etats. «La question de sécurité n'est plus une question nationale, mais une question qui concerne plusieurs pays.

C'est dans ce cadre-là que nous devons être en mesure de donner à ces auditeurs les capacités de comprendre les situations qui se déroulent tant au Mali, au Niger, qu'au Nigéria, afin de pouvoir voir nous au Sénégal, par rapport à ça, qu'est- ce qu'il faut faire et ne pas attendre que la situation se passe ici pour intervenir».

Selon toujours le directeur du Cheds, il n'y a pas de développement sans sécurité. Mieux, le développement ne peut pas se passer de la sécurité.

«Vous regardez un peu la sous-région, là où les évènements malheureux se déroulent très souvent, c'est des zones qui sont abandonnées, où il n'y a pas de perspectives ; d'où la nécessité pour tous nos Etats de prendre en compte tous ces problèmes majeurs, de construire des services sociaux de base et retenir la population sur place par des actions de développements», conseille le général Gueye.

Pour le ministre des Forces Armées, Me Sidiki Kaba, qui a présidé la cérémonie, le thème cadre bien avec le contexte sécuritaire, qui prévaut sur le continent et dans la sous-région ouest africaine, aux conséquences négatives sur le développement économique et les projets d'émergence de nos différents pays.

«En effet, la persistance de menaces multiformes à la paix et à la sécurité dans l'espace Saharo- saharien de l'Afrique de l'Ouest et le bassin du Lac Tchad favorise l'instabilité et contribue au ralentissement de l'activité économique et sociale, en particulier dans les zones rurales».

Le ministre des Forces Armées ajoute aussi que «la montée de l'extrémisme violent, de la criminalité transnationale organisée et de l'exploitation du cyber à des fins délictueuses en constitue une manifestation extrême à laquelle plusieurs Etats éprouvent encore de la peine à faire face efficacement».

Cette formation marque la 3ème session du Programme de sécurité nationale. Ils sont vingt-cinq (25) au totale à être acceptés pour cette formation qui n'est pas réservée exclusivement aux éléments des Forces de défense et de sécurité et à des Sénégalais.

La session est aussi ouverte à des éléments du secteur public et privé nationaux mais également des candidats en provenance d'autres pays.

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