Sénégal: Exécution des crédits budgétaires publics 2020 - Abdoulaye Daouda Diallo reste le boss

22 Janvier 2020

Il faut encore attendre des mois pour voir le Sénégal définitivement basculer dans ses budgets programmes. L'heure est plutôt au toilettage des textes législatifs et réglementaires.

Conséquences : Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Finances et du Budget reste l'ordonnateur principal des crédits budgétaires publics jusqu'à nouvel ordre.

C'est ce qu'a indiqué hier, mardi 21 janvier, Maguette Niang, coordonnateur de la Direction générale du budget, lors d'un atelier de mise en place des crédits et exécution du budget de l'Etat pour la gestion 2020.

La budgétisation en programmes et la déconcentration de l'ordonnancement, deux directives majeures introduites par l'Union monétaire ouest africaine (UEMOA) pour mettre fin aux lourdeurs dans les procédures d'exécution du budget liée à l'engorgement des services attachés, décriées et initialement prévues à compter du 1er janvier 2020, est remis à plus tard. Plus précisément avant la fin de l'année.

Au motif, l'inachèvement de la phase administrative de la dépense, à même de permettre d'emballer les directives avec toutes les chances de réussite.

«Aujourd'hui, il n'est point question d'attendre que tout le dispositif soit prêt pour engager la réforme.

En attendant que le dispositif soit mis en place, nous allons nous aligner à une phase transitoire durant laquelle le statuquo sera gardé et le ministre des Finances et du budget, Abdoulaye Daouda Diallo, sera le seul ordonnateur des crédits budgétaires publics.

Il en sera de même au niveau de la Comptabilité publique et du trésor», a fait savoir, hier, mardi 21 janvier, à Dakar Maguette Niang, coordonnateur de la Direction générale du Budget.

Il intervenait, à la suite des présentations des différents processus de mise en œuvre des réformes dites majeures de l'Uemoa, dans le cadre d'un atelier de mise en place des crédits et exécution du budget de l'Etat pour la gestion 2020.

«Cette période transitoire était nécessaire. Et on ne pouvait pas attendre que tout ce processus soit prêt pour exécuter le budget. Parce que la loi a été votée à l'Assemblée nationale et elle a la force exécutoire», a expliqué le coordonnateur.

A suivre ses explications: «Tous les textes ne sont pas au point, même s'ils ont été finalisés. Certains doivent passer à l'Assemblée nationale notamment la loi organique relative aux lois de finances (Lolf) qui a été finalisée et transmise à l'Assemblée nationale.

Ladite Loif sera votée dans les tous prochains jours. A la suite de cette loi, un certain nombre de décrets, d'arrêtés et circulaires vont être pris pour rendre le dispositif législatif et réglementaire opérationnel».

A retenir que la mise en œuvre desdites directives crée de facto des ordonnateurs délégués et des contrôleurs des opérations financières délégués, sous l'autorité directe du ministre en charge des Finances. Ces derniers, nommés au niveau des ministères auront la lourde charge d'assurer une bonne gestion.

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