Afrique: Le Premier ministre britannique et des dirigeants africains appellent les investisseurs à accroître leur rôle dans l'économie du continent

Le sommet Royaume-Uni-Afrique a pris fin le 21 janvier dernier à Londres sur une note invitant les investisseurs à accroitre leur dans l'économie du continent. Plusieurs chefs d'Etat ont pris part à la rencontre.

« Les entreprises britanniques doivent saisir la chance de renforcer leurs relations économiques avec l'Afrique, un continent qui offre des possibilités d'investissement inégalées », ont déclaré, ce lundi à Londres, plusieurs dirigeants africains durant une rencontre de haut niveau avec le gouvernement britannique.

Selon le communiqué sanctionnant cette rencontre, lors de la cérémonie d'ouverture du Sommet sur l'investissement Royaume-Uni-Afrique 2020, qui a suscité un réel engouement et à laquelle ont assisté des hauts responsables dirigeants et délégués représentant 16 pays africains - dont le président égyptien Abdel-Fattah Al Sisi -, le Premier ministre britannique Boris Johnson a plaidé pour des investissements plus importants en Afrique et appelé au renforcement et au renouvellement du partenariat existant entre le Royaume-Uni et l'Afrique.

« Regardez le monde aujourd'hui et vous réaliserez rapidement que le Royaume-Uni est non seulement le partenaire de choix évident, mais aussi le partenaire d'aujourd'hui, de demain et des décennies à venir », a déclaré Boris Johnson dans son discours d'ouverture, parlant de l'Afrique comme un continent en plein essor affichant « des niveaux de croissance stupéfiants ».

Le secrétaire aux Affaires étrangères, Dominic Raab, le secrétaire au Développement international, Alok Sharma, et le prince Harry étaient présents au Sommet, premier du genre organisé par le gouvernement britannique.

La même source signale que le président Nana Akufo Addo du Ghana, le président Uhuru Kenyatta du Kenya, le président Mohamed Ould Cheikh el Ghazouani de la Mauritanie, le président Akinwumi Adesina de la Banque africaine de développement, et le secrétaire d'État britannique au Développement international, Alok Sharma, ont pris la parole lors d'une réunion-débat en séance plénière ayant pour thème « Les finances et les infrastructures durables : exploiter le potentiel des services financiers de la City de Londres et du Royaume-Uni pour promouvoir la croissance en Afrique.»

Le président Kenyatta, qui a sonné l'ouverture de la Bourse de Londres (LSE) pour y marquer l'introduction de la première obligation verte du Kenya, a plaidé en faveur d'investissements innovants et durables dans les infrastructures énergétiques.

Répondant à une question sur les partenariats entre le Royaume-Uni et le Ghana, le président Nana Akufo-Addo a déclaré : « dans un monde où la richesse de l'Afrique est incontestée, la City de Londres peut jouer un rôle important pour combler le grand déficit en infrastructures de l'Afrique et la Bourse de Londres peut devenir une plaque tournante dans cette nouvelle relation avec le continent. En effet, d'ici à 2030, un consommateur sur quatre vivra en Afrique ».

Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a annoncé la mise en place d'un nouveau partenariat de financement des infrastructures entre la Banque et le Département pour le développement international (Dfid) du Royaume-Uni portant sur 80 millions de dollars américains.

Selon le président Adesina, « le déficit d'investissement dans les infrastructures du continent, compris entre 68 et 108 milliards de dollars par an, est énorme. Cependant, cela dépend de la façon dont on voit les choses : soit le verre est à moitié vide, soit il est à moitié plein. Pour nous, c'est une occasion valorisée entre 68 et 108 milliards de dollars. »

Le président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh el Ghazouani, a présenté les possibilités offertes par l'économie bleue et les importantes réformes en cours destinées à attirer les investisseurs étrangers.

Lors de sa prise de parole, Boris Johnson a fait une annonce importante sur la politique du Royaume-Uni en matière de lutte contre le changement climatique : « à partir d'aujourd'hui, le gouvernement britannique ne fournira plus de nouvelle aide directe au développement des mines de charbon thermique et des centrales à charbon à l'étranger. » Il s'aligne ainsi sur le programme vert de la Banque africaine de développement, qui vise à accroître les investissements dans les énergies renouvelables.

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