Congo-Kinshasa: La SACAC déterminée à laver le blason terni de la Culture et des ARTs congolais

«Là où les œuvres d'esprit sont négligées, les chances de développement national sont gaspillées. Travailler pour le rayonnement des arts et de la culture est une vocation sacrée», c'est cela la confession de foi de la Société des Amis de la Culture et des Arts du Congo (SACAC).

La Coordonnatrice Générale, Kazadi Yamba Marie-José a, en marge du lancement officiel de ladite structure le 21 janvier 2020, au Musée national, fait savoir que la SACAC est une Asbl, une structure citoyenne et indépendante, avec comme mission d'être spécialement un cercle de réflexion, un support d'impulsion et un outil d'exhortation à la passion de la culture congolaise.

Ils en ont ras-le-bol

Didier Mumengi, Jean Goubald, Richard Ali, Kazadi Yamba Marie-José et Cie membres de la SACAC ayant pris conscience que la culture est au cœur de toutes leurs actions, comme chemin d'accès à leurs virtualités créatrices les plus intimes, comme levier d'émancipation aux valeurs universelles et comme jauge et manufacture du beau et du bien. C'est pour cette raison qu'ils avaient créé la SACAC depuis 2015. Et, sa sortie officielle est intervenue mardi 21 janvier au Musée national. Devant les chevaliers de la plume, cette structure a exprimé très haut son ambition programme porteur d'un certain nombre d'innovations, à l'instar de "KASALA" qui fera l'objet de leur partage.

A les en croire "KASALA", c'est le cri de douleur causée par la souffrance de la RDC dans sa chair, mais surtout aussi dans son âme du fait de la crise d'identité qui endeuille la société toute entière. C'est aussi un poème-récit lyrique d'une puissance inimaginable qui tend à célébrer ou à vanter les mérites de l'autre... , une vraie épopée en Ciluba notamment, l'éloge de la culture congolaise dans toute sa diversité. Bref, c'est l'éveil de leur conscience. Grâce à ce concept, la SACAC veut redorer l'image de la culture du pays qui avait été longtemps terni. «Nous ne venons pas réinventer le monde, nous ne venons pas non plus corriger l'héritage oh combien riche de nos ancêtres.

Nous venons plutôt aux côtés d'autres associations sœurs qui nous ont précédé, redire notre passion et notre attachement aux valeurs qui nous fondent au plus profond de nous-mêmes, au sein de nos différents terroirs qui, pour nous, constituent non seulement un réservoir d'énergie, de créativité et de puissance, mais aussi de la sacralité et nos références héroïques», a déclaré Kazadi Yamba Marie-José. Elle a laissé entendre que la SACAC ne vient pas se substituer au Ministère de la Culture et des Arts qui est une institution étatique ; loin de là. Mais, dit-elle, elle vient plutôt apporter sa contribution à la revitalisation du domaine de la culture et des arts sur base d'un partenariat public-privé que la SACAC souhaite plus constructif et novateur.

Pourquoi SACAC en ce temps-ci ?

D'après Kalala Midibu Jean Goubald, Secrétaire général et porte-parole de cette structure, une société qui ne s'élève pas à l'étage de la culture s'abaisse en dessous de la condition humaine. La RD. Congo souffre à l'heure actuelle dans sa chair, mais surtout aussi dans son âme. «C'est à notre intelligence que s'adresse cette crise qui endeuille notre société. Tout devrait partir par la culture : colonne vertébrale qui unit et qui permet à une société de se tenir debout», a-t-il fait savoir.

D'où, dit-il, la SACAC attend se battre notamment, pour contribuer à la création d'une chaire Unisco "culture, intelligence, économique et développement dans au moins une des universités du pays" ; Obtenir de l'Etat congolais la reconnaissance du statut de l'artiste, le principe d'une journée nationale de la culture et arts, la création d'une cité de la culture et des arts du Congo à Kinshasa ; Sensibiliser les décideurs étatiques à la nécessité pour la RDC, de se doter d'une "TASK FORCE" culturelle comme la SACAC. Sans oublier de désigner et/ou nommer chaque année un "Ambassadeur de la culture congolaise".

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