Algérie: Commémoration du 60e anniversaire de la création de l'état-major de l'ALN

Alger — Le rôle de l'Etat-major général (EMG) de l'Armée de libération nationale (ALN) durant la Révolution de Novembre 1954 a été mis en avant lors d'une conférence-débat organisée mercredi à Alger à l'occasion du 60ème anniversaire de la création de cette structure.

Invité du Forum El-Moudjahid pour présenter son témoignage sur la création de l'état-major de l'ALN, le commandant Azzedine, de son vrai nom Rabah Zerari, est longuement revenu sur les étapes de la mise sur pied de cette structure née du Comité interministériel de guerre (CIG).Il a relevé que l'EMG avait également "la responsabilité de l'approvisionnement de l'intérieur en matériel de guerre, en argent et en cadres, comme elle avait sous son autorité, pour toutes les questions militaires, les chefs de wilaya et les commandements de frontières".Dirigé par Houari Boumediene et assisté des commandants Azzedine, Ahmed Kaïd et Ali Mendjli, l'EMG avait également la responsabilité de la police militaire dans les zones déterminées en accord avec le comité interministériel de guerre.

Le commandant Azzedine a souligné que cette structure disposait d'un service de santé militaire qui exerçait son activité dans les zones déterminées et devait fournir régulièrement des rapports au Comité interministériel de guerre composé de Krim Belkacem, Lakhdar Ben Tobbal et Abdelhafidh Boussouf.Tout en déplorant le fait que "très peu de choses ont été écrites" sur ce sujet depuis le recouvrement de l'indépendance nationale, le commandant Azzedine a rappelé qu'au départ, le pays avait été réparti en cinq zones géographiques.

Pour le commandant Azzedine, ce travail de formation politico-militaire et d'organisation des "dechras" était "indispensable" et allait déterminer l'action militaire. Chaque zone a agi en fonction de la réalité du terrain, mais indépendamment les unes des autres.Le commandant Azzedine a expliqué que les choses "se sont compliquées" en 1958, mais le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) allait vite devenir "une instance" qui exerçait la souveraineté populaire sur le territoire, mais aussi "un précieux instrument de gestion politique et administrative d'une Algérie qui se dessinait dans les esprits".

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