Madagascar: Deux ressortissants Indiens arrêtés à Ivato - Déférés au Parquet hier en tant que victimes d'escroquerie

La vérité sur l'arrestation des deux Indiens à l'aéroport international d'Ivato, lundi vers 15 heures, a finalement éclaté. Comme il a été rapporté dans notre édition d'hier 22 janvier, des éléments de la section de recherche criminelle de la gendarmerie nationale ont interpellé les deux individus, et les ont emmenés au poste de Fiadanana.

Ces deux ressortissants étrangers sont soupçonnés de kidnapping. Selon les informations, les deux Indiens ne seraient en définitif que des victimes dans cette affaire. Ils ont été manipulés par un certain Khuswinder qui serait, selon les informations, un véritable escroc. C'est ce dernier qui a fait venir ces deux personnes d'Inde pour investir dans un projet d'installation d'une usine de métallurgie à Ambohimanambola.

Pour ce faire, Khuswinder leur a soutiré une importante somme d'argent. Ce dernier les aurait déclarés aux autorités comme étant des investisseurs étrangers qui venaient tout juste de s'implanter. Suite à cet investissement, les deux Indiens sont venus à Antananarivo pour constater de visu le projet. Contre toute attente, une fois arrivés, leur partenaire les a accusés d'avoir tenté de le kidnapper. Il est allé jusqu'à alerter la gendarmerie de l'arrivée de ces deux Indiens, dont l'arrestation aurait déjà bien été planifiée. On attend alors les résultats de cette enquête, car à l'heure où nous mettons cet article sous presse, aucune information n'a filtré.

Enquête approfondie. Le cas de ces Indiens arrêtés à tort - puisque leur intention réelle était d'investir à Madagascar, et non de kidnapper - devrait interpeller les autorités chargées d'enquêter sur les affaires en relation avec des étrangers, et en particulier sur les kidnappings. Il est consternant de constater que des innocents puissent être victimes de telles manœuvres, et que les véritables malfaiteurs restent impunis. Des parents des personnes qui ont été poursuivies pour des affaires de kidnapping - et déjà acquittées par la justice, ou ayant déjà purgé leur peine - se plaignent de subir des injustices d'enquêteurs. En déclarant avoir demandé une audience auprès des autorités compétentes, dont le Secrétaire d'Etat chargé de la gendarmerie, ainsi que le ministre de la Sécurité publique, ils dénoncent le fait que les noms de leurs proches, qui n'ont rien à voir avec ce genre de crime, soient toujours cités. Ce fait leur cause un préjudice moral et social.

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