Sénégal: Mot d'ordre du G7 largement suivi par les enseignants - Le débrayage a été suivi d'une assemblée générale présidée par le SG du CUSEMS

23 Janvier 2020

Le mot d'ordre du G7 a été largement suivi hier, mercredi 22 janvier, à Saint-Louis par les enseignants qui ont observé un débrayage à partir de 10 heures. Tous les enseignements et apprentissages ont été suspendus dès cette heure.

Pas de cours donc dans cette matinée au niveau de l'élémentaire jusqu'au moyen-secondaire dans tous les établissements scolaires. Tous les élèves ont dû rebrousser chemin pour regagner leurs maisons respectives.

Un mouvement d'humeur qui a coïncidé avec la tournée, dans le Nord du pays, du SG du Cusems, le Cadre unitaire des syndicats des enseignants du moyen secondaire.

Abdoulaye Ndoye a présidé, à la suite du débrayage, une assemblée générale au niveau du lycée Cheikh Oumar Foutiyou Tall ex-Faidherbe.

À l'origine de ce plan d'actions du G7, le non-respect par l'État des accords signés en 2018. Ce débrayage est en quelque sorte, une alerte faite par les enseignants à l'endroit des autorités étatiques.

Abdoulaye Ndoye de déclarer que "le G7 exige du gouvernement, le respect scrupuleux des accords consignés dans le protocole du 30 avril 2018."

Il dit aussi n'avoir pas du tout senti la volonté politique de l'État de prendre en charge les préoccupations des enseignants et ce, malgré le fait que ces derniers soient restés 1 an sans perturbations.

Ils s'insurgent également contre les lenteurs administratives rappelant aussi que les enseignants souffrent aujourd'hui de la surimposition des rappels.

"Mais ce qui est plus grave c'est l'enveloppe qui est réservée au paiement des rappels. Une partie de cette enveloppe risque de tomber en fonds libres à cause des lenteurs administratives. Également, le G7 exige aujourd'hui la suppression de la surimposition car, pour nous, c'est une injustice.

Le système de rémunération de l'État est inéquitable caractérisé par des disparités et des injustices; un système indemnitaire inadéquat et inéquitable; une prolifération des agences et des contrats spéciaux.

Aujourd'hui, il y a une étude qui a été faite et qui recommande de rénover le système de rémunération en mettant en place un système équitable, juste, attractif, motivant et rénové", a soutenu le syndicaliste Abdoulaye Ndoye.

Pour rappel, ce mouvement d'humeur du G7 matérialisé par ce débrayage largement suivi à Saint-Louis sera suivi d'une grève totale prévue ce jeudi 23 janvier en plus d'une marche à Dakar.

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Plus de: Sud Quotidien

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