Sénégal: Marche du G7 - 5000 enseignants attendus dans la rue

23 Janvier 2020

Sans stylo, sans craie, sans livre et, en gros, sans classes. De nombreux enseignants, 5000 c'est l'objectif du G7, sont attendus dans la rue, aujourd'hui, jeudi 23 janvier, pour réclamer le respect des accords de la part du gouvernement.

Le G7 regroupant les syndicats du Saemss, Cusems, Sels, Sels/A, Uden et Snelas/Fc, a démarré par un débrayage, hier, mercredi 22 janvier, à partir de 10 heures suivi d'une plénière des secrétaires généraux desdits syndicats.

«Sur toute l'étendue du territoire, nos représentants nous ont informés du bon suivi du mot d'ordre de débrayage. Le taux de suivi est estimé à plus de 95%.

Nous félicitons les enseignants en leur demandant de rester mobilisés», nous a confié le secrétaire général adjoint du Saemss, El Hadji Malick Youm, à la sortie de la plénière d'évaluation tenue hier, mercredi 22 janvier, au siège de l'union démocratique des enseignants du Sénégal (Uden).

Les syndicats grévistes vont poursuivre les actions inscrites dans le premier plan d'actions précisément une grève totale, aujourd'hui, jeudi 23 janvier, suivie d'une grande marche nationale à Dakar.

De la Place de la Nation, à partir de 15 heures, le G7 qui entend mobiliser 5 mille enseignants, va battre le macadam sur l'avenue Général De Gaulle, avant de finir la marche au rond-point du triangle Sud.

Ainsi, l'école publique va fonctionner au ralenti ce jeudi, et, ce n'est pas toujours pour déplaire les enseignants, au grand dam des élèves et parents d'élèves.

Les syndicats les plus représentatifs ont décidé de placer la marche sous le signe : une école, mille maux !

«Nous le faisons dans le cadre précis de lutte pour amener le gouvernement au respect des accords.

La mise en œuvre des points notamment, la mise en place d'un nouveau système de rémunération, la fin des lenteurs administratives, la surimposition des rappels, devient impérieuse», explique Malick Youm.

La revalorisation de la fonction enseignante et l'avènement d'une école publique de qualité. Voilà, entre autres, les objectifs de ce premier acte posé par le G7 qui exige du gouvernement à poser des actes concrets.

«Les enseignants se sont appropriés la lutte comme en 2018. Ils ont décidé d'aller le plus loin possible», souligne Malick Youm.

Ce mouvement du G7, rappelons-le, risque d'annihiler les objectifs de la priorité n°1 du ministre de l'Education, Mamadou Talla, de promouvoir un climat social apaisé dans l'espace scolaire.

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