Afrique: Indice de perception de la corruption 2019 - Maurice à la...

Le Nigeria toujours le plus corrompu?

Maurice gagne encore un point mais reste 56e sur 180 pays au niveau de l'indice de perception de la corruption 2019. Bien que Maurice ait amélioré son score depuis l'année dernière, passant de 51 à 52 points, elle reste à la 56e place. Sur le plan régional, Maurice arrive à la 5e place derrière les Seychelles, le Botswana, le Cap Verde, le Rwanda et est ex-aequo avec la Namibie.

Six sources, contrairement à cinq pour l'année précédente, ont été utilisées par Transparency International pour établir l'Indice de Perception de la Corruption (IPC) de Maurice. Les cinq sources qui sont toujours présentes sont l'Indice de transformation de Bertelsmann Stiftung, le Service des risques pays de l'Economist Intelligence Unit, les Indicateurs des conditions économiques et de risque de Global Insight, l'enquête d'opinion auprès de cadres dirigeants du Forum économique mondial et le Projet Variétés de démocraties. La nouvelle source utilisée est la World Justice Project Rule of Law Index.

Les études entreprises par Transparency International démontrent qu'il y a une corrélation entre le facteur de 'money politics' et la corruption. L'année dernière, Maurice a été marquée, non seulement par les élections générales, mais aussi par le projet de loi qui avait été présenté par le gouvernement pour réglementer le financement des partis politiques. Ce projet n'a cependant pas abouti et Transparency Mauritius fait un pressant appel au Gouvernement pour présenter une nouvelle fois, l'ébauche. Il serait aussi important que la 'Electoral Supervisory Commission' soit dotée de ressources adéquates pour pouvoir enquêter sur les dépenses électorales et qu'elle puisse prendre des sanctions, stipule le communiqué.

Autre point important concerne la déclaration des avoirs. Si un pas dans la bonne direction a été prise la semaine dernière avec la publication des avoirs des politiciens, il n'empêche que cette loi devrait aussi s'adresser aux membres du judiciaire et les nominés à la tête des entreprises d'état. Transparency Mauritius demande aussi que le gouvernement vienne de l'avant avec des lois pour protéger les lanceurs d'alertes et pour la libre circulation de l'information.

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