Afrique du Nord: Les voisins de la Libye définissent une stratégie commune

23 Janvier 2020

Réunis à Alger, les diplomates de six pays voisins de la Libye affirment vouloir rester dans le cadre d'un mécanisme mis en place depuis 2014. Mais le conflit actuel empêcherait la poursuite de sa mise en oeuvre.

Les ministres des Affaires étrangères et ambassadeurs des cinq pays voisins de la Libye ont participé à la rencontre d'Alger. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas est venu aussi présenter les conclusions du sommet organisé à Berlin (19.01.2020).

A la fin de la rencontre, le chef de la diplomatie algérienne Sabri Boukadoum a indiqué que les participants s'étaient "entendus sur le fait qu'il n'y avait pas de solution en dehors de la solution politique".

Le Tchad, l'Egypte, le Soudan, le Mali, le Niger et l'Algérie ont aussi réaffirmé leur préférence pour une solution inter-libyenne, avec l'assistance de la communauté internationale. "Le ministre allemand Heiko Maas a d'ailleurs tenu à être présent parmi nous. Tous ici, nous avons également convenu de respecter la souveraineté pleine de la Libye unifiée et de respecter la souveraineté du peuple libyen, une fois ce consensus obtenu", a insisté Sabri Boukadoum.

Ingérence étrangère

Pour le représentant égyptien, Sameh Choukri, la vague de violences observée depuis plusieurs mois est le résultat de l'ingérence de la Turquie dans la crise libyenne. Le consensus issu de la réunion d'Alger est dit-il, fondé sur un mécanisme lancé en 2014.

"Le mécanisme des pays voisins qui nous réunit a été depuis son installation en 2014 le meilleur cadre pour régler la situation en Libye avec le concours de la communauté internationale. Mais la Libye a connu malheureusement ces derniers temps un blocage et une confusion due en partie à la Turquie qui cherche à intervenir militairement", affirme Sameh Choukri.

Cette intervention semble cependant de moins en moins probable depuis la rencontre de Berlin. Néanmoins, il reste à convaincre les deux parties libyennes de respecter le cessez-le-feu dont le principe a encore été accepté à Berlin. Fayez al-Sarraj, le chef du Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU et basé à Tripoli et son rival qui contrôle l'est libyen, Khalifa Haftar ont refusé de se rencontrer lors de la conférence à Berlin et n'étaient pas présents non plus à la réunion de ce jeudi à Alger.

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