Sénégal: ALBUM «SET SELA» DE GUISS GUISS BOU BESS - De l'électro-sabar rafraichissant

23 Janvier 2020

Avec un premier album résolument fun et rafraichissant, titré « Set sela », le groupe « Guiss Guiss Bou Bess » propose une nouvelle vision dans la musique.La combinaison est entrainante. Les musiques électroniques (notamment afro house) alignées sur du sabar (rythme traditionnel sénégalais fait de percussions) donne cette nouvelle vision dans l'orchestration. C'est dans cet esprit de co-création qu'est né en 2016 le groupe « Guiss Guiss Bou Bess » sous l'impulsion du collectif Kaani.

Le beat-maker français Stéphane Costantini, Mara Seck porteur de l'héritage du sabar et le percussionniste Aba Diop entendent apporter une touche de fraicheur aux rythmes électro, sabar, Mbalax. De cette fusion, résulte l'électro sabar. Ce métissage musical sera porté par un projet présenté à Dakar lors d'un live à la Galerie Atiss en avril 2017. A la suite d'une résidence à l'Institut français en novembre 2017, Guiss Guiss Bou Bess performera en live show accompagné par la Vj italienne, Tiziana Manfredi.

Depuis, « Guiss Guiss Bou Bess » a performé lors de nombreux show cases tels que le Womex et a été sélectionné pour les TransMusicales 2019 de Rennes en France. Après la 1ère édition de Dakar music expo, prévue du 28 janvier au 2 février, Mara Seck annonce que le groupe participera en février au festival de Zanzibar. Dans le prolongement du 1er Ep Héritage, Guiss Guiss Bou Bess sort le 6 décembre 2019 le 1er album de 12 titres : « Set Sela » (rendre visite en wolof), sous le label Hélico music. Cet opus plein d'énergie, à l'image du sabar, est avant tout une invitation au partage et à la fête populaire. Ce titre éponyme souligne l'importance de l'hospitalité et du temps consacré à visiter ses amis et sa famille au Sénégal. « Notre approche, c'était d'assurer d'abord dans les live avant de produire un album », explique Mara Seck soulignant que la fusion entre les musiques électroniques et le sabar valorise davantage les percussions traditionnelles. Sur ce registre, souligne-t-il, le défunt tambour Doudou Ndiaye Rose a joué un grand rôle. Le titre « Majorettes » #1 & #2 rend hommage au maitre du sabar, créateur de ce rythme créé à l'origine pour le défilé annuel de la fête de l'indépendance du Sénégal célébrée chaque 4 avril. A l'origine, ce sont les fameuses majorettes du Lycée Kennedy de Dakar qui accompagnaient le maitre

Pour le trio du groupe, cette orchestration n'est pas simplement un mix entre des percussions rituelles et de l'électro car les trois frères de sons, ont, à la manière d'un chercheur, respecté chaque chant, chaque code, écouté chaque son de tambour avant d'y joindre un rythme du monde.En réponse posthume au titre original « Adioup Nar » composé par son père, le regretté musicien sénégalais Alla Seck, le fils Mara interprète « Barké baye ». Cette version appelle l'esprit du père à chanter aux côtés de son fils.Dans le morceau « Sunu Gal » (boat trap), « Guiss Guiss Bou Bess » chantent pour les pirogues et les « valeureux » pêcheurs qui partent en campagne. Malgré la galère, la joie prospère et ce titre rappelle aussi que, quoi qu'il arrive, les Sénégalais restent optimistes.

Plus de: Le Soleil

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.