Congo-Brazzaville: Couleurs de chez nous - Le quartier d'abord !

Ce slogan se répand de plus en plus chez la plupart des Congolaises et des Congolais. Ils veulent par-là exprimer leur amour pour leur quartier. Défendre le quartier et ceux qui y habitent contre tout et contre tous, tel est l'engagement chez celles et ceux qui prônent cette idéologie. Ne pas lâcher un frère ou une sœur du quartier, tel est l'élément qui coule dans leurs veines et dans leur sang.

Dans leur logique, ces gens vont jusqu'à préférer un natif du quartier à un cousin, une sœur du quartier à une tante de sang, etc. telle sœur a ouvert un restaurant, les jeunes du quartier s'arrangeront à y aller manger dans le but avoué de participer à l'épanouissement du commerce de celle qu'ils considèrent comme une des leurs.

Dans ce pacte pour une union sacrée, tous les hommes ayant pris épouses de ce quartier sont visés à la loupe à la moindre incartade. Sont aussi visés les porte-monnaie de ces mêmes hommes qu'ils considèrent comme leurs beaux-frères.Un lien du terroir que constitue le quartier et qui durera pour la vie. Ces gens se connaissent et se prennent des nouvelles des leurs quel que soit l'endroit où ils sont.

Cette passion pour le quartier fait que même adultes et vivant ailleurs, les partisans du « quartier d'abord » ne rentrent chez eux, souvent, que pour y passer la nuit. Car, au quartier ils savent revenir, après le travail ou de retour d'une activité, pour s'asseoir au coin le plus célèbre et passer en revue les sujets d'intérêt commun. A propos, on y entend toutes sortes de ragots et colportages sur fond de soutien aux malades et autres frères ou sœurs en détresse. Ils sont des pères de famille, des femmes au foyer, des grands-pères pour certains mais l'esprit du quartier les anime toujours.

A Brazzaville, Poto-Poto comme arrondissement et quartier au départ passe pour le champion en la matière. De la rue Paulo-Kamba à la rue Mboko en passant par la rue Likouala ou l'avenue des Beaux-Parents, l'ambiance est celle d'une fraternité maintenue. Moungali et Bacongo ont emboîté le pas ainsi que Ouenzé où des descendants refusent même la mise en vente des habitations laissées par leurs parents dans le souci affiché de préserver l'unité de la famille et, surtout, de conserver l'ancrage au quartier.

Le même élan se constate à Pointe-Noire où la solidité des liens entre enfants nés dans un même quartier contribue au rayonnement dudit quartier et à sa renommée. Le cas de Ndzalagoye à Ouesso, un quartier célèbre pour avoir vu y converger tout ce que la région de la Sangha a accouché ou reçu. Mais un succès renforcé pour la rivière qui y coule et dans laquelle tous ont baigné dans une espèce de mélange de destins. Talangaï s'essaye dans la matière sans grand succès en dehors de Kanga Mbanzi ou Jamaïque qui ont leurs noms inscrits dans le registre des zones chaudes comme l'est Texas (Texaco), ce quartier à cheval entre Ouenzé et Talangaï.

A suivre...

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