Cameroun: Législatives - L'opposition entre en campagne en ordre dispersé

La campagne pour les élections législatives et municipales du dimanche 9 février s'ouvre ce samedi 25 janvier au Cameroun. Plusieurs partis avaient plaidé pour un nouveau report de ce scrutin, en raison du conflit qui sévit toujours en zone anglophone et de la crise politique née de la présidentielle contestée de 2018.

Mais le pouvoir juge ces arguments infondés, et a décidé de maintenir la date du 9 février, une partie de l'opposition appelle donc au boycott.

Pour le RDPC, pas question de manquer à l'appel. Avec ce double scrutin, le parti au pouvoir entend « offrir une confortable majorité au président Biya » pour « crédibiliser sa victoire de 2018 » selon une source au sein de la commission de communication du parti pour ces élections.

Mais le RDPC se fixe aussi pour objectif de faire « remonter le taux de participation » particulièrement bas à la présidentielle.

Un enjeu d'autant plus important que dans l'opposition, le MRC de Maurice Kamto, désormais premier opposant du pays, est déterminé à battre campagne pour le boycott.

Son parti s'est retiré de la course et appelle les Camerounais à « ne pas aller voter » pour « ne pas cautionner des élections qui ne ramèneront pas la paix ». Une position suivie également par le Cameroun People's party, d'Edith Kah Wallah.

Le SDF, en revanche participe à ces élections après avoir laissé planer le doute. « Boycotter, c'est laisser un boulevard au parti au pouvoir » explique le porte-parole Jean-Robert Wafo.

Pour ce parti, premier au sein de l'opposition dans l'assemblée sortante, il s'agit aussi de défendre sa place dans le paysage politique après un net recul à la présidentielle le fief du SDF étant dans les zones anglophones qui ont très peu voté.

On retrouve également sur la ligne de départ, Cabral Libii, président du PCRN, qui espère bien faire son entrée au Parlement et confirmer sa percée à la présidentielle, où il est arrivé troisième.

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Plus de: RFI

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